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Messerne Sagesse présente à ses lecteurs son recueil, Feuilles de route

13 septembre 2018, 9:10 catégorie: Culture8 216 vue(s) A+ / A-

Messerne Sagesse, l’une des têtes pensantes de l’association Cinécolo Haïti signera, à la Direction nationale du livre (DNL), le vendredi 14 septembre 2018, son recueil de poèmes intitulé : « Feuilles de route ». Comédien, acteur, poète, Sagesse a plusieurs cordes à son arc. À travers Cinécolo, un festival qui vise à sensibiliser les jeunes sur la crise écologique actuelle. Il a été l’invité d’honneur de la 13e édition de Terra festival du film de l’environnement et du développement durable en Guadeloupe. Feuilles de route est ce texte qu’il offrira à l’appréciation de ses lecteurs

Préfacé par le poète Annivince Jean- Baptiste l’auteur de « Zo Kanzo », Feuilles de route est un livre poétique consacrant l’entièreté de son contenu à la cause environnementale. Selon le préfacier, c’est un geste à (ma connaissance) neuf dans le champ de la création en Haïti. Les textes sont écrits d’ailleurs en vers libres. Sagesse trouve la liberté dans chaque vers pour exprimer ses ressentis, ses émois intérieurs constatant avec frustration la dégradation de son environnement. C’est apparemment le cri d’un patriote qui ne veut pas rester indifférent. Il veut agir en mettant l’encre de sa plume au profit d’une cause qu’il juge juste. C’est ce combat qu’il mène à travers Cinécolo et qui l’a conduit vers la littérature.

« Feuilles de route, prescription et description d’une douleur, la douleur environnementale, made in la folie de l’Homme prétentieux et avare. L’Homme n’est pas un animal. Il est une bête. Une bête dite intelligente et qui embête malgré sa prétendue connaissance des choses et du destin que dirigent ses actions d’aveugle prétentieux. Qui dit encore que l’Homme est l’être le plus intelligent de la nature ? Réponse : L’Homme. Et qui détruit ou tue, à coup d’action irrationnelle l’Homme et cette nature ? Réponse : encore L’Homme. C’est impératif ! Il faut revoir le contenu des connaissances humaines sur l’homme, la vie, les animaux et l’environnement… C’est très bête pour l’Homme de penser que la bête n’a pas sa part d’humanité (elle respecte malgré l’Homme sa part de bestialité). »

Comme cet extrait, le recueil sent la terre fraiche et est pavé de feuilles.

Sous le rythme d’une nivéole de printemps

j’ai marché trois lunes au fond de la canopée

pour épouser doucement la terre

dans l’accouplement des saisons

je n’ai que la terre à épargner

je n’ai que mon sommeil comme moyen de transport

je n’ai que l’océan à héberger dans mes yeux

je n’ai que le désert à caresser dans la poussière du temps

dans la mise en scène d’une danse folle

je me suis réveillé avec une goutte d’eau dans mon rêve. »

Schultz Laurent Junior

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