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Des mairesses se plaignent de leur exclusion

05 décembre 2017, 11:06 catégorie: Actualité2 542 vue(s) A+ / A-

Des mairesses prenant part à la rencontre avec le DG du ministère de l’Intérieur et

des collectivités territoriales.

 

À l’initiative de la présidente de la Fédération nationale des Femmes maires d’Haïti (FENAFEMH), Rosemila St Vil Petit Frère et le directeur général du ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales , Fednel Monchery, des femmes élues du département de l’Artibonite ont participé à une rencontre autour de leur participation dans les processus de prises de décision dans les conseils municipaux composés majoritairement des hommes.

Ces genres d’initiative ont pour objectif d’harmoniser la relation devant exister entre tous les élus des Assemblées de sections communales (ASEC), des Conseils des assemblées de sections communales (CASEC), des délégués de villes et des mairesses. Ces objectifs, une fois atteints, seront bénéfiques pour la population dans l’exécution des projets de développement, a fait savoir la mairesse de la commune de l’Arcahaie, Rosemila St Vil Petit Frère, jouant également le rôle de présidente de la FENAFEMH.

Lors de son intervention, Mme Petit Frère a déploré le manque de collaboration de la part de certains membres des collectivités territoriales suivant des plaintes venant des femmes maires qui ont indiqué qu’elles sont généralement exclues et mises à l’écart dans les processus de prise de décision tandis qu’elles sont aussi dépositaires d’un mandat populaire au même au titre que les hommes maires.

« Nous sommes en train de mener une plaidoirie, qui consiste à faire respecter le droit de tous les élus, quel que soit leur sexe, car lorsque les conseils ne fonctionnent pas au regard de la Constitution, les conséquences sont néfastes pour la population » a indiqué la présidente de la FENAFEMH.

Pour sa part, le directeur général du ministère de l’Intérieur et des collectivités territoriales, Fednel Monchery, a applaudi l’initiative de la Federation nationale des femmes élues maires d’Haïti de rencontrer les élus locaux. Une démarche qui s’inscrit dans le même registre que les discussions déjà entamées depuis plusieurs mois avec les members de ces collectivités territoriales dans le but de mieux connaitre leurs revendications et leurs griefs, d’apporter de correctifs nécessaires, dans la recherche d’une parfaite harmonisation entre tous les élus au profit de la population.

Le directeur du MICT se dit conscient des difficultés rencontrées par les Assecs, des Délégués de ville, des Casecs et des Maires élus dans l’accomplissement de la tâche qui leur incombe, faute de l’inapplicabilité des textes de loi notamment dans les sections communales. Il promet de les accompagner en octroyant à chaque section communale des fonds allant jusqu’à trois millions de gourdes et aussi en les permettant de participer à des séances de formation dans des pays à l’étranger sur la gestion des collectivités.

Sherline Joseph, l’une des maires adjointes de la commune de Saint- Marc, prenant la parole au nom de ses paires, n’a pas caché sa satisfaction. « Les femmes élues auront maintenant de nouveaux outils à leurs dispositions pour défendre leurs droits au sein des conseils », a-t-elle soutenu, profitant de l’occasion pour annoncer l’organisation d’un forum le 28 janvier 2018, entre toutes les femmes élues des dernières joutes électorales et celles qui ont occupé des fonctions importantes au sein de l’administration publique, pour pouvoir mettre à profit leurs expériences et leurs expertises.

Nixon Deneus

 

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