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L’UEH préoccupée par les questions écologiques

14 mai 2018, 9:10 catégorie: Société4 909 vue(s) A+ / A-

Le vice-recteur aux affaires académiques de l’UEH, Hérold Toussaint.

 

Le vice-rectorat aux affaires académiques (VRAA) de l’université d’État d’Haïti (UEH) a réalisé, le vendredi 11 mai 2018, à la faculté de médecine et de pharmacie (FMP), une journée d’étude sur l’écologie autour du thème : « Université, écologie et citoyenneté ». Cette journée d’étude consiste à sensibiliser la société haïtienne, notamment les jeunes de l’UEH, sur les problèmes écologiques qui menacent le présent et le futur de la terre-patrie.

« Nous sommes tous liés par une maison commune qui est la Terre-Patrie, notre patrimoine commun », telle est la phrase qui résume la motivation du vice rectorat académique de l’UEH pour organiser cette conférence qui a rassemblé plusieurs étudiants et professeurs des différentes facultés de ladite université. Selon les organisateurs de cette journée d’étude, très peu de réflexions sont orientées dans le domaine de l’environnement en Haïti. Ce qui donne l’impression que les universités ne sont pas intéressées à cette discipline qui est au centre des débats sur le plan international. Pourtant, aux dires du vice-recteur aux affaires académiques de l’UEH, aucun secteur n’est à l’abri des problèmes environnementaux.

D’après le vice-recteur aux affaires académiques, le problème écologique ne se révèle pas d’une seule discipline ni ne se réduit pas seulement à l’environnement. Il a souligné que celui-ci est une partie du programme écologique. « Nous ne pouvons pas parler de l’écologie de manière isolée. « Les questions politiques, économiques, sociales, militaires, urbanistiques et agricoles ont un certain lien avec le domaine écologique », ont-ils avancé. En effet, parler d’écologie, c’est aborder la question du rapport de l’être humain avec la nature et avec les autres êtres humains.

Le vice-recteur aux affaires académiques, professeur Hérold Toussaint, a fait remarquer que la crise écologique, à l’échelle nationale ou internationale, produit deux types d’injustice : l’injustice sociale et environnementale. Suivant le sociologue, la première est la conséquence de l’atteinte aux droits des travailleurs, des marginalisés et des exclus. Et, la seconde, c’est la violence exercée contre l’environnement, contre l’atmosphère, contre la couche d’ozone et contre l’eau. « Un minimum de justice environnementale est indispensable pour assurer une justice sociale minimale et la préservation de notre maison commune », a prévenu M. Toussaint.

Dans sa présentation, le professeur Jean Marie Théodat a relaté trois concepts clés qui permettent d’aborder la problématique haïtienne en émettant l’accent sur la congruence de leur actualité dans l’urgence de résoudre les problèmes fondamentaux de la nation haïtienne. Il s’agit de citoyenneté, écologie et université. Aux dires du professeur Théodat, il est difficile d’apporter un élément de solution à l’un de ces trois concepts cités ci-dessus sans toucher aux autres, car leur relation est organique et structurelle.

« L’écosystème global de la Terre est aujourd’hui en péril. En effet, la nature et notre humanité, composantes principales de l’écosystème terrestre, sont victimes d’une inconsciente tradition des rapports sociaux qui existent entre les êtres humains, les êtres vivants et les ressources des sols et des eaux », a avancé le professeur Evens Emmanuel. Selon ce dernier, face à une telle situation, il parait opportun de se questionner sur l’émanation d’une nouvelle tradition d’abord critique sur les comportements humains vis-à-vis de la nature. Mais, il s’est surtout accentué sur la nécessité de penser, par un enseignement supérieur et une recherche scientifique de qualité, la création d’un écocitoyen capable d’agir sur le fonctionnement binôme homme-environnement naturel en vue d’inverser la tendance des mutations écosystémiques.

Pour sa part, le professeur Neudy Jean-Baptiste a soutenu la thèse qui stipule que chaque écosystème à son mode de fonctionnement. Pour cela, il a préconisé une connaissance des différents éléments qui constituent notre écosystème afin de proposer des règles de gestion adaptées et de limiter aussi les effets pervers. Comme solution, M. Jean-Baptiste a proposé de mettre en place un processus de gestion écologique intégrée, en maintenant les activités humaines dans les équilibres naturels.

En effet, pour permettre aux jeunes universitaires de l’UEH de mieux comporter face à son environnement, de développer le concept écocitoyen, le vice-recteur aux affaires académiques, Hérold Toussaint, a annoncé pour l’année académique 2020 l’introduction d’un cours ayant rapport avec l’écologie dans le cursus des différentes disciplines scientifiques de ladite université. « Un cours qui permettra aux apprenants d’appréhender les questions écologiques autrement », a expliqué M. Toussaint.

Woovins St-Phard

 

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