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Les locaux du MEF cambriolés

14 février 2017, 10:54 catégorie: Actualité3 482 vue(s) A+ / A-

Le ministre de l’Économie et des Finances, Yves Romain Bastien (archives)

 

Les actes de vandalisme semblent devenir monnaie courante dans le pays. Il n’est pas une administration qui n’en soit, à un moment ou un autre, victime. Après le Parquet de Port-au-Prince dans la nuit du 24 au 25 avril 2016, le secrétariat du ministère de l’Économie et des Finances (MEF) a été, lui aussi, confronté à cette situation durant le week-end écoulé.

Une énigme. Voilà le mot que l’on peut utiliser pour qualifier l’événement qui s’est passé le week-end écoulé au bureau du secrétariat du ministre de l’Économie et des Finances (MEF) qui a été vraisemblablement vandalisé. « Comme d’habitude, je (le ministre) me suis présenté à mon bureau, pour me rendre rapidement à un Conseil des ministres. Ce n’est qu’à mon retour que ma secrétaire m’a informé que le verrou de la porte de mon bureau a été forcé », c’est ce qu’a déclaré le titulaire du ministère, Yves Romain Bastien, lors d’une conférence de presse tenue dans le local de cette institution, le lundi 13 février 2017.

 Minimisant la portée de cet événement, le grand argentier de la République a fait remarquer que sa secrétaire aurait pu ne pas s’en rendre compte, si elle n’était repassée près de la porte du bureau. « À mon retour, souligne M. Bastien, elle m’en a parlé, ce que j’ai vérifié immédiatement. Le constat fait, ordre est donné aux membres du personnel de retirer les produits contenus dans le réfrigérateur par mesure de précaution, ne sachant pas ce qu’était venu faire l’auteur de ce cambriolage ».

La situation est préoccupante, si l’on en croit Yves Romain Bastien. Vu que son cabinet ne contient aucun dossier particulier, ni argent, ni document compromettant. À ce titre, il a fait savoir que chaque document traité est transféré aux autorités compétentes pour les suites légales. Le ministre se questionne sur les raisons ayant motivé un tel acte. Dépassé, il a indiqué avoir sollicité l’intervention de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et la présence d’un juge de paix. Ce, en vue de faire les constats légaux et d’en assurer le suivi. Pour l’instant, il dit n’être pas en mesure d’indiquer s’il y a eu des pertes. Toutefois, il a admis un problème auquel il faut très vite remédier.

 Le titulaire du MEF s’est aussi questionné sur le travail des agents de sécurité affectés à ladite institution. Pour soutenir ses propos, Yves Romain Bastien a fait remarquer que les auteurs de cet acte de vandalisme ont indubitablement fait usage d’instruments leur permettant de forcer le verrou. Alors que le service de sécurité du MEF œuvre en permanence 24 heures sur 24.

Voulant s’enquérir de l’état d’avancement de ce dossier, Le National a contacté le bureau de communication du ministère, le mardi 14 février 2017. Une source proche de cette structure a indiqué avoir vu les agents de la DCPJ débarquer au local de ladite institution. Cependant, elle se dit incapable de révéler ce qui a été conclu compte tenu du fait qu’elle n’est pas habilitée à véhiculer les informations y relatives.

Contacté par le journal autour de ce sujet et du déploiement de la DCPJ, le porte-parole adjoint de la PNH, Garry Desrosiers, s’est montré prudent. Il dit ne pas en être informé. Il a promis de faire la lumière autour de cette affaire.

 S’il est vrai que le titulaire du MEF s’est gardé de faire état des pertes enregistrées au bureau du secrétariat, il faut cependant rappeler que la situation a été différente au cambriolage survenu au Parquet de Port-au-Prince. Trois dossiers importants avaient été emportés. Il s’agit, entre autre, du supplément du dossier du bateau « Manzanarez » qui transportait une cargaison de drogue, de celui de l’invitation de l’ex-Premier ministre, Laurent Salvador Lamothe.

Reynold Aris

 raris@lenational.ht

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