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L’État ne subventionnera plus le carburant !

15 mai 2017, 10:21 catégorie: Economie8 134 vue(s) A+ / A-

Le gouvernement de Jack Guy Lafontant, par le biais des ministères de l’Économie et des Finances (MEF), du Commerce et de l’Industrie, entend mettre fin aux subventions du carburant dans le pays à partir du 1er octobre 2017. Cette mesure survient moins de quelques heures après la décision prise par le gouvernement d’augmenter le prix des produits pétroliers, notamment de 35 gourdes sur la gazoline, de 30 gourdes sur le diesel et de 25 gourdes sur le kérosène.

 Lors d’une conférence conjointe tenue ce lundi 15 mai 2017, entre les différents protagonistes qui avaient passé plusieurs jours dans des discussions autour de la fixation des prix, le ministre de l’Économie et des Finances, Jude Alix Patrick Salomon, à souligné que la question de subvention sera mise à terme à partir du 1er octobre 2017.

« Au 1er octobre 2017, nous ne devons plus avoir de subvention. Il faut comprendre qu’il doit y avoir une adaptation graduelle. Nous ne voulons pas le faire d’un coup pour qu’il ne soit pas une charge trop importante, et pendant ce temps, cela donnera à l’État de la latitude, par rapport à des mesures de compensation qui seront prises au profit des couches nécessiteuses du pays », souligne le titulaire du MEF.

D’après Jude Alix Patrick Salomon, il faut arriver, en octobre 2017, à définir de nouvelles modalités, dans l’esprit de la loi de 1995, où chaque baisse du prix du carburant à l’échelle internationale entraînera automatiquement une baisse sur le marché local. De même que si le prix augmente à l’échelle internationale, on la répercutera sur le marché local. Cependant, le ministre a exprimé certaines préoccupations par rapport aux différentiels de prix qui ne devraient pas, selon lui, être trop importants. Car, pour eux, au ministère de l’Économie et des Finances, il faut que le prix du carburant soit le plus proche possible de celui des voisins, à savoir la République dominicaine.

 Le titulaire du MEF a mis également en évidence l’effet nocif du financement indiscriminé. Ce qui sous-entend qu’en matière de subvention, « l’État devrait supporter des gens qui ne sont pas capables, au lieu de subventionner des gens qui peuvent assumer leur responsabilité financière », estimet- il.

Selon le ministre Salomon, le secteur syndical fait face à d’énormes difficultés, notamment en termes de santé. D’où la nécessité, pense-t-il, d’étendre la couverture d’assurance à l’ensemble des travailleurs. Comme il est tout aussi nécessaire de moderniser le système de transport en commun. En ce sens, il a été décidé de mettre sur pied une commission nationale de transports en commun.

 L’État accompagnera les syndicats travaillant dans le secteur transport en mettant à leur disposition un terrain, pour garer les véhicules. Ce qui évitera d’obstruer les rues avec des véhicules qui, souvent, tombent en panne.

En ce qui concerne l’augmentation du prix du carburant, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Pierre Marie du Meny, pour sa part, en tant qu’entité de contrôle et de régulation, promet de surveiller les marges, parce que ce n’est pas automatiquement que les produits vont augmenter. Il donne la garantie qu’il va tout mettre en oeuvre afin d’accompagner la population, afin d’empêcher que les gens augmentent les prix des produits de première nécessité. Des brigades seront mobilisées afin de contrôler les marchés un peu partout dans le pays, a fait savoir Monsieur du Meny.

Rappelons que selon les nouveaux tarifs définis par le ministère du Commerce et de l’Industrie ; le galon de la gazoline passe désormais de 189 gourdes à 224 Gourdes (18.5 %) ; Le galon de diesel passe de 149 Gourdes à 179 Gourdes (20 %) et le galon de kérosène passe de 148 gourdes à 173 Gourdes (17 %).

Jean Élie Paul

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