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La légitimité de Jovenel Moïse se précise

04 janvier 2017, 10:33 catégorie: Actualité4 441 vue(s) A+ / A-

La victoire confirmée de Jovenel Moïse à la présidentielle du 20 novembre est applaudie de toutes parts. Même certains adversaires politiques du nouveau président élu de la République reconnaissent son élection. L’International aussi, à l’unisson, monte à bord.

La légitimité de l’élection de Jovenel Moïse à la présidence se précise graduellement et surement. Moins de vingtquatre heures après la confirmation de la victoire du natif du Troudu- Nord, une pluie de réactions positives viennent de partout. Personnalités, entités politiques au niveau national et international, en majorité, applaudissent chaudement l’élection du 58e président de la République d’Haïti. Les motivations divergent d’un acteur à un autre. En tout cas, d’une manière générale, tous formulent les voeux qu’un vent de renouveau souffle sur le pays durant le quinquennat à venir.

Certains des adversaires politiques de M. Moïse dont le candidat Jude Célestin rejettent, certes, les résultats définitifs de la présidentielle. Toutefois, même dans le camp de l’ex-directeur général du Centre national des équipements (CNE), les violons ne s’accordent pas. À ce titre, l’ex-candidat à la présidence de la plateforme MAS, Éric Jean Baptiste, qui a soutenu M. Célestin durant la reprise de ces joutes, a adressé ses vives félicitations au nouveau président élu. Brandissant l’intérêt supérieur de la nation en premier, il se propose de contribuer à la réussite du mandat présidentiel de M. Moïse à travers une opposition constructive.

 L’entrepreneur engagé estime que les déboires de son compagnon de lutte sont dus à la dissolution du G-8. Cette entité politique regroupant huit candidats à la présidence qui avaient contesté les résultats de la présidentielle du 25 octobre 2015 devait, selon lui, rester unie et solidaire. Alors que seulement trois d’entre eux avaient supporté M. Célestin pour la présidentielle du 20 novembre. Outre Éric Jean-Baptiste, une autre voix dissidente dans le camp de Jude Célestin, l’entrepreneur Dimitri Vorbe, a aussi salué la victoire du leader du PHTK. « J’ai voté Jude Célestin, mais le peuple a choisi Jovenel Moïse » a-t-il reconnu.

 Dans le camp de Jean-Charles Moïse, pour l’heure, aucun acteur n’a reconnu l’élection du candidat « Tèt kale ». Toutefois, un ex-chef de campagne du natif de Milot, M. Daly Valet, a formulé des voeux de succès au nouveau président élu. Le conseiller politique du président provisoire Jocelerme Privert dit inviter tous les démocrates à se rallier à Jovenel Moïse en vue de la stabilité politique, le progrès social et l’avancement économique du pays. Il prévient, toutefois, que le nouveau président élu sera combattu s’il se comporte, selon ses propos, en « bandit légal ».

Celui qui a brièvement côtoyé les adversaires politiques de Jovenel Moïse, croit savoir pourquoi et comment ce dernier a pu remporter la présidentielle. Aussi bien, dialectiquement, qu’il croit savoir les raisons de l’échec des concurrents de M. Moïse. Plus que le processus, ces derniers, selon lui, ont été encore plus imparfaits et défaillants.

Dans cette veine, l’ex-conseiller électoral sous la direction de Pierre L. Opont, Yolette Mengual, s’est réjoui de l’élection de Jovenel Moïse à la présidence. Les résultats définitifs de la présidentielle du 20 novembre ont confirmé, selon elle, la sincérité du vote populaire des élections du 25 octobre 2015. Des élections qui, peut-on se rappeler, ont été contestées, puis finalement annulées suite aux résultats du CEP décrié qui avait placé Jovenel Moïse et Jude Célestin au second tour. Remerciant le ciel, Mme Mengual qui a été accusée de corruption dans ces élections, estime que justice est faite.

L’international dit oui !

Aucune note discordante au niveau de la communauté internationale. Les principaux acteurs de cette entité saluent l’élection de Jovenel Moïse. Le « Core Group », cette entité, regroupant la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies, les ambassadeurs du Brésil, du Canada, de la France, des États-Unis d’Amérique, de l’Union européenne et le représentant spécial de l’organisation des États américains ont adressé leur félicitation au 58e président de la République d’Haïti. Invitant les acteurs à respecter les résultats définitifs. Cette coalition ne cache pas son impatience à oeuvrer en partenariat avec la nouvelle administration qui devra prendre forme après l’installation de M. Moïse le 7 février prochain.

Les États-Unis, via le département d’État, de leur côté, croient qu’une nouvelle étape positive pour le rétablissement des institutions démocratiques vient d’être franchie. Ces élections, en effet, auront permis de compléter le Parlement et doter la Présidence d’un titulaire légitime. La puissance étoilée dit être prête à renforcer son partenariat de longue date avec Haïti ce, en dépit du fait qu’elle ait retiré son soutien financier pour la tenue des élections du 20 novembre dont l’État haïtien en a assuré presque entièrement la charge. Des élections qui coûtent 55 millions de dollars américains.

Même réaction de la France via son ministre des Affaires étrangères et du Développement, Jean Marc Ayrault, qui a chaleureusement félicité Jovenel Moïse. L’élection de celui-ci à la présidence d’Haïti, selon lui, permettra au pays de sortir de la crise institutionnelle en vue de relever les défis qui pèsent au quotidien sur la population haïtienne.

Jean Michel Cadet

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