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Le secteur démocratique en quête d’unité

12 juin 2018, 10:16 catégorie: Actualité4 243 vue(s) A+ / A-

Moïse Jean-Charles signe l’accord de principe de l’opposition politique.

 

Plusieurs parlementaires, anciens parlementaires et responsables de structures politiques de l’opposition au pouvoir en place ont paraphé, le mardi 12 juin, un accord de principe visant à réunir le secteur démocratique afin de lancer les mobilisations contre le pouvoir en place dans les prochains jours. Une démarche de réunification initiée au moment où un vent de division risque de balayer ce secteur.

C’est une opposition morcelée qui tente de recoudre les tissus de la division afin de faire face à l’équipe en place. Les hommes de ce secteur caressent l’idée de renverser le régime en place et de mettre sur pied un gouvernement de transition chargé d’organiser une véritable conférence nationale. Selon l’ancienne ministre Marjorie Michel, c’est la division au sein du secteur qui a permis à Jovenel Moïse et son équipe d’accéder au pouvoir. Ainsi, les hommes et femmes du secteur se sont-ils mis d’accord pour réunir les structures politiques identiques au secteur afin de faire un front commun pour adresser les problèmes de la nation et retirer des mains de Jovenel Moïse et son équipe le pouvoir politique du pays.

En comparant les élections de 1990 à celles de 2015, Mme Michel a laissé croire que la division a été la principale cause de l’échec des candidats du secteur démocratique. Le régime Tèt kale, dit-elle, s’est montré incapable de gérer les problèmes du pays. Conscient de leur responsabilité citoyenne, chacun des membres du secteur prend la décision d’unir leur force afin de réorienter la lutte de la majorité, et débarrasser le pays de ce pouvoir politique dirigé par les hommes et femmes du Parti haïtien Tèt kale (PHTK). Présent à la cérémonie, l’ancien sénateur, Simon Dieuseul Desras, déclare que les représentants de structures politiques qui décident d’apposer sa signature au bas de la page de l’accord s’engagent à renoncer aux esprits claniques afin de lutter ensemble pour le bien de la majorité.

Le sénateur du département des Nippes, Nenel Cassy, informe que la bataille va prendre une nouvelle phase. « Nous n’allons plus lutter pour exclure les mauvais, mais nous allons aussi lutter pour que les bons remplacent les mauvais à la tête de ce pays », a-t-il fait savoir. Pour sa part, le sénateur Evalière Beauplan plaide en faveur d’une union véritable. Car indique-t-il, le secteur a trop longtemps divisé pour de veines choses, alors qu’il devrait rester uni pour porter les revendications de la population haïtienne. À partir de maintenant, déclare le sénateur, le secteur est uni et personne ne pourra le désunir.

Une union dans la division

À un moment où les protagonistes du secteur de l’opposition essaient de chercher un terrain d’entente pour lutter contre le pouvoir en place, les torchons brûlent au sein de l’organisation politique Fanmi Lavalas. Une lettre rendue publique par le conseil exécutif de Fanmi Lavalas avait mis en garde les protagonistes contre toute tentative de signer ce document au nom de Fanmi Lavalas, expliquant que cette initiative est une celle d’un groupe d’hommes et femmes assoiffés de pouvoir, mais qui n’entendent pas défendre l’intérêt de la nation réellement. Signée par les élus et anciens élus du parti, la réponse à cette lettre est révélatrice de grands dossiers prouvant que les violons ne s’accordent pas entre les membres de Fanmi Lavalas. Les signataires demandent à Maryse, qu’ils accusent d’être à l’origine de cette lettre, de quitter la tête du parti. Car, selon eux, c’est la faute de Maryse si le parti est à la traîne. Et c’est par sa faute également si les candidats du parti « victimes » des récentes élections n’ont pas trouvé justice.

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