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L’Arcahaie et Montrouis s’entendent pour une délimitation

15 mars 2017, 12:34 catégorie: Actualité3 775 vue(s) A+ / A-

L’Arcahaie et Montrouis s’entendent pour une délimitation. / Photo : Loop Haiti

 

Les tensions sont en passe de s’apaiser à l’Arcahaie. Une rencontre s’est tenue, sous la férule de la commission présidentielle chargée de rétablir le calme dans cette région, le mardi 14 mars 2017 au Palais national. Y ont pris part le cartel municipal de l’Arcahaie, le comité de citoyens de Montrouis, le conseil municipal de Saint-Marc. Sans compter les Associations des maires de l’Artibonite (AMA) et de l’Ouest (AMO). L’Arcahaie et Montrouis se sont entendus pour une délimitation.

 

Les tensions sont en passe de s’apaiser à l’Arcahaie. Une rencontre s’est tenue, sous la férule de la commission présidentielle chargée de rétablir le calme dans cette région, le mardi 14 mars 2017 au Palais national. Y ont pris part le cartel municipal de l’Arcahaie, le comité de citoyens de Montrouis, le conseil municipal de Saint-Marc. Sans compter les Associations des maires de l’Artibonite (AMA) et de l’Ouest (AMO). L’Arcahaie et Montrouis se sont entendus pour une délimitation. Au terme des discussions, une délégation du Centre national de l’information géospatiale (CNIGS) et du Comité interministériel de l’aménagement du territoire (CIAT) ont la mission d’entamer un travail technique sur la question de délimitation du territoire avec les habitants des deux communes. Une démarche qui consistera à alimenter les réflexions des députés et sénateurs au niveau du Parlement compte tenu du fait que ce dossier s’y trouve déjà. Le facilitateur des échanges, Guichard Doré, a été clair. Le problème a trop duré. Il faut y trouver un dénouement. C’est ce qu’il a indiqué au National, joint par téléphone, le mardi 14 mars 2017.

D’après lui, il a été également décidé de mettre en place une gouvernance administrative qui serait pilotée par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales comme cela se fait au moment où les élections n’ont pas encore eu lieu à partir de la création de nouvelles communes. De surcroit, poursuit M. Doré, les participants sont convenus d’une collaboration entre les habitants des zones en question. Ils font tous partie du territoire national. Cette décision permettra aux usagers de la route nationale #1 de l’emprunter en toute quiétude d’esprit sans redouter le moindre obstacle ni attaque.

 L’autre décision qui a été prise a été la relaxation des personnes ayant été interpellées dans le cadre des mouvements de protestation dans la commune de l’Arcahaie. Rapportant les propos de la mairesse de ladite commune, il a fait savoir que beaucoup de protestataires avaient trouvé leur arrestation. Leurs noms sont déjà acheminés à la Justice. « Nous avons résolu de contacter les autorités judiciaires en vue de faire la lumière autour de leurs dossiers ».

Les enjeux financiers et économiques constituent la toile de fond de ce conflit. À son avis, l’édile de l’Arcahaie a indiqué n’avoir aucun problème à ce que la région de Montrouis soit élevée au rang de commune, moyennant qu’elle soit reliée au département de l’Ouest, non pas à celui de l’Artibonite, dont l’Arcahaie serait l’arrondissement. Rapportant les propos de la mairesse de l’Arcahaie, elle a indiqué que les recettes fiscales de ladite circonscription ont considérablement diminué avec la décision initiale découlant du décret du 22 juillet 2015. C’est pratiquement la même considération pour les autorités de Saint-Marc. Pour soutenir leurs propos, ils ont évoqué le fait que Montrouis est à cheval sur deux villes : Arcahaie et Saint-Marc. Ils ont cependant souligné la nécessité d’assurer la sécurité dans la région.

 Le décret du 22 juillet 2015, un casse-tête

 Le maire assesseur de Saint-Marc, Frantz Ulysse, a, pour sa part, mis l’emphase sur le problème découlant du décret du 22 juillet 2015. Celui-ci, avance-t-il, n’a situé géographiquement la région de Montrouis dans aucun département. Il s’agit d’un véritable casse-tête. Cependant, au terme de vives discussions, il dit n’avoir aucun problème pour que la région de Montrouis ait un espace territorial dans l’Ouest ou l’Artibonite. Il appelle à une démarche technique. Celle-ci, affirme-t-il, permettra de la circonscrire là où ce sera possible suivant les résultats, mais en tenant compte de l’avis de la population de la commune de Montrouis.

Reynold Aris

 raris@leantional.ht

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