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Pour l’amélioration de la performance des écoles publiques

07 décembre 2017, 10:37 catégorie: Actualité5 754 vue(s) A+ / A-

Le ministre de l’Education nationale te de la Formation professionnelle,

Pierre Josué Agénor cadet.

 

Les résultats catastrophiques des examens d’État interpellent le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). C’est pourquoi il s’engage à tout mettre en oeuvre en vue de toucher la plaie du doigt et de lui trouver des solutions durables dans l’intérêt des enfants du pays.

La récréation a pris fin. Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) semble vouloir passer à l’offensive. Il vient d’interdire la pratique de sous-traitance des cours dans les écoles fondamentales publiques et les lycées du pays. Les professeurs titulaires devront honorer leurs engagements dans le cadre de leur travail. Il n’est plus question de confier la chaire à des suppléants. Les cas d’absence répétés et injustifiés seront sanctionnés. Les enseignants concernés par cette situation seront remplacés automatiquement suivant les procédures établies par la loi. L’information a été confirmée par ladite institution à travers la publication d’une circulaire datée du jeudi 7 décembre 2017.

Dans cette optique, les directeurs d’établissements scolaires doivent jouer leur partition, selon cette note. Celle-ci leur enjoint de veiller à la disposition des cahiers de présence de tous les enseignants. À ce titre, les autorités centrales du ministère peuvent, à tout moment, effectuer des visites de supervision dans ces principales institutions. Ce, en vue de vérifier la conformité et la véracité des informations figurées dans lesdits documents. Ils ne seront pas seuls dans cette bataille visant à régulariser le fonctionnement des écoles publiques. Le ministère s’est déjà mobilisé en ce sens par le biais des inspecteurs devant s’assurer de l’application pleine et entière de cette mesure. En conséquence, tout contrevenant à cette disposition sera sanctionné suivant les règlements et la loi régissant la matière.

Cette décision vise à lutter contre les mauvaises pratiques dans le réseau des écoles du secteur public. Outre cet aspect, il consiste à rationaliser la gestion des écoles publiques et à améliorer la gouvernance du secteur. Elle n’est toutefois pas encore effective, selon ce document. Elle devra l’être d’ici le 8 janvier prochain, date de la reprise officielle des cours.

Une démarche saluée par le coordonnateur général de l’Union nationale des normaliens et éducateurs haïtiens (Unnoeh), joint par téléphone le jeudi 7 décembre 2017. Georges Wilbert Franck croit que cette disposition est opportune sachant la situation à laquelle les élèves sont confrontés dans les établissements publics du pays. Ce, faisant, souligne-t-il, le ministère fait montre d’une certaine volonté à exercer son contrôle sur le système éducatif haïtien. Néanmoins, il dit craindre que cette décision ne soit pas partiale. Il a été incisif. Il est des enseignants travaillant au ministère qui ne se présentent pas dans les salles de classe aux heures de cours. À son avis, ladite institution doit envoyer des signaux clairs. Car, la charité bien ordonnée commence par soi-même.

 Pour lui, ce qui importe est de permettre aux élèves de suivre intégralement les heures de cours fixées par le ministère de l’Éducation nationale. Le ministère doit s’activer en vue d’accompagner les élèves en évitant de sanctionner des enseignants qui ne sont pas des siens dans cette démarche.

C’est pratiquement le même point de vue pour la secrétaire générale de la Confédération nationale des éducateurs et éducatrices haïtiens (CNEH). Magalie Georges a été claire : « la pratique de soustraitance des cours répond à une faiblesse des autorités à en assurer le suivi. Elle n’est pas la norme. On ne devait pas en parler dans une situation optimale, mais elle est due à une lenteur administrative ».

Pour remédier à cette situation, la syndicaliste croit que les autorités doivent donner une délégation de pouvoir aux Directions départementales de l’éducation (DDE). Cela permettra de résoudre le problème. Il est anormal que lorsqu’un enseignant meurt ou part en voyage, les directeurs départementaux soient dépourvus de pouvoir leur permettant d’accélérer le processus de remplacement. En ce sens, Mme Georges a plaidé pour la redynamisation du service d’inspectorat pour qu’il veille à la bonne marche des institutions scolaires publiques.

Reynold Aris

 raris@lenational.ht

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