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L’AFHS marque la Journée internationale des filles

11 octobre 2018, 9:47 catégorie: Actualité3 232 vue(s) A+ / A-

L’Association des femmes handicapées du Sud (AFHS) a marqué la Journée internationale des filles le 11 octobre 2018. Les responsables dénoncent les violences faites à cette catégorie de personnes notamment celles qui vivent avec une déficience physique.

Reconnue par l’Organisation des Nations unies plus précisément dans les années 2012, la Journée internationale des filles promouvant les droits fondamentaux des filles a été marquée dans le département du Sud ce jeudi 11 octobre 2018. À cet effet, les responsables des organisations des personnes handicapées dans la ville des Cayes ont organisé une journée de réflexion autour du thème : « Plaider pour le droit des femmes handicapées à vivre sans violence et sans abus et à avoir accès à la justice dans la région du Sud d’Haïti, conformément aux articles 6, 13 et 16 de la convention relative aux droits des personnes handicapées ».

La coordonnatrice de l’Association des femmes handicapées du Sud, Pierre Marijoe, déclare que cette date est d’une importance capitale pour le secteur des personnes handicapées dans le département du Sud. Elle dénonce, dans la même veine, toutes les formes de violences que subissent les filles du pays, notamment celles qui ont une incapacité physique. Ainsi plaide-t-elle pour que toutes les filles handicapées jouissent des mêmes droits que toutes les autres filles du pays. Elle cite, entre autres, le droit à l’éducation, le droit à la santé et à l’épanouissement.

Le coordonnateur de la Coalition nationale des associations des personnes handicapées (CONAPH), Emilio Néas, de son côté a mis l’accent sur la discrimination dont sont victimes les filles handicapées. Il parle de « multi-discrimination » pour catégoriser ces formes de discrimination. Emilio Néas a évoqué plusieurs indices prouvant que les filles handicapées sont triples victimes : d’abord parce qu’elles sont des filles, ensuite des enfants et enfin, qui pis est, elles sont handicapées, a martelé le coordonnateur de la CONAPH.

L’avocat, Me Emilio Néas, a par ailleurs déploré le manque d’infrastructure existant dans les institutions de service public. Ce qui, selon lui, est une autre forme de discrimination. Tout comme la coordonnatrice de l’Association des femmes handicapées du Sud, Pierre, Marijoe, le coordonnateur de la Coalition nationale des associations des personnes handicapées, Emilio Néas, plaide lui aussi à ce que les filles, plus précisément celles ayant une déficience physique, jouissent de leurs droits ; ce, sans discrimination aucune.

Il faut souligner qu’ils sont plusieurs organisations à l’échelle internationale qui défendent et remettent en question le statu quo dans ce secteur incluant plus d’un milliard de filles dans le monde, selon ONU femmes.

Edver Serisier

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