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La peur

11 septembre 2018, 9:59 catégorie: Tribune12 580 vue(s) A+ / A-

Depuis quelque temps, un climat de peur g.n.rateur de stress et de n.vroses s’est install. et se d.veloppe avec force et persistance dans la cit. jusqu’au d.sarroi pour prendre chair dans le quotidien de notre v.cu. Nous avons peur de sortir, peur d’aller travailler, d’emmener nos enfants . l’.cole. Nous sommes riv.s . nos postes de radio, nos t.l.phones attendant avec inqui.tude cette catastrophe humaine tant proph.tis.e. Nous avons peur et nous sommes conditionn.s pour avoir peur. On la palpe, on la vit cette peur tant elle est vivace et tenace.

 La peur n’a pas chang. de camp comme certains se plaisent . le r.p.ter, elle tend tout simplement . se g.n.raliser. Tout le monde est stress., angoiss. sauf peut-.tre ses principaux commanditaires. D’ ailleurs elle est partout. Sur les r.seaux sociaux, dans la rue, dans nos activit.s professionnelles quotidiennes. Toujours sur le quivive, on a peur de tout : du bruit, de rien et de l’autre.

Rien n’est fait ni entrepris pour nous rassurer et nous mettre en confiance pour l’affronter sinon la vaincre. C’est la surench.re, la d.mesure dans tout, en attendant impatiemment ce grand chaos, ce grand chambardement qui viendra punir les coupables et r.compenser les vertueux qui ont pendant longtemps flirt. avec les premiers. L. encore, la confusion est entretenue . dessein pour brouiller les pistes peut-.tre ou pour continuer . alimenter davantage et encore plus cette peur que l’on veut grandiose, apocalyptique, comparable . une fin de r.gime pour les uns, plus mat.rialistes . la fin d’un cycle, la fin d’un temps pour d’autres, plus spirituels, plus mystiques comme on les d.crit g.n.ralement chez nous…

Entre-temps, le commun des mortels continue . vivre son quotidien dans cette pr.carit. qui lui sert de standard de vie se demandant si les lendemains seront meilleurs ou pires, car, il se souvient que notre histoire tumultueuse de ces derniers temps faite de crises .lectorales . r.p.tition et de « d.choukages » cibl.s n’arrive pas encore . d.boucher sur l’environnement id.al devant permettre aux uns et aux autres de se r.aliser comme .tre pour pouvoir mieux s’ .manciper dans cette nouvelle Ha.ti tant vant.e, mais sans aucune pr.cision, aucun contenu…

Nous risquons de laisser en h.ritage aux g.n.rations futures cette peur institutionnalis.e comme mode de vie aussi longtemps que nous n’aurions pas pris collectivement l’engagement de travailler . l’av.nement d’une soci.t. o. la v.rit., la justice, la g.n.rosit., le partage et la paix pour tous doivent constituer notre nouveau socle fondateur.

 Ce changement de paradigme tant souhait. par plus d’un ne se fera pas . la mode de chez nous en .liminant ou en excluant l’autre, mais en d.finissant clairement la vision et les moyens identifi.s pour atteindre les objectifs devant permettre . tous de vivre dans la dignit., la paix et la stabilit. retrouv.es..

Nous avons le choix : ou continuer . r.p.ter les m.mes erreurs et les m.mes pratiques qui nous ont conduits . notre d.ch.ance en croyant na.vement que par un tour de passe-passe les m.mes recettes produiront des r.sultats diff.rents ou se regarder en face pour ensemble cr.er cette synergie nouvelle qui nous rendra dignes du sacrifice des P.res fondateurs de la patrie d’ une part et d’affronter sereinement le regard de la g.n.ration montante d’autre part.

En attendant, nous continuons all.grement . nous amuser comme au carnaval, . cr.er et . favoriser cyniquement, par-ci parl., les crises. Chacun s’ing.nie . y mettre du sien. Celui-ci pour se maintenir au pouvoir, celui-l. pour d.stabiliser sans vraiment, ni l’un ni l’autre, convaincre, apporter des solutions concr.tes et durables . nos probl.mes socio-.conomiques qui, comme par un effet boomerang, ne font qu’empirer…

Toute cette peur pour faire du sur place, nous laisser sur notre faim pour nous « zombifier » davantage…

Samuel E.Prophète

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