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La colère des marchands à Anse-à-Pitre

15 mai 2018, 8:56 catégorie: Actualité2 782 vue(s) A+ / A-

Vue d’une barricade sur la route menant à la douane./Photo Garr.

 

Un vent de panique a soufflé dans le département du Sud-Est en ce début de semaine. Les lundi 14 et mardi 15 mai, des dizaines de marchands et marchandes au niveau de la commune d’Anse-à-Pitre ont dressé des barricades sur la route menant à Anse-à-Pitre dans l’idée de dénoncer l’augmentation à outrance des taxes sur les produits.

Les activités ont été entièrement paralysées pendant plusieurs heures au niveau d’Anse-à- Pitre, particulièrement sur la route menant à la douane de la commune. Très en colère, plusieurs dizaines de marchandes et marchands de vêtements usagés (pèpè) ont manifesté devant les locaux de l’institution douanière, érigeant des barricades construites avec des troncs et des branches d’arbres. Ils dénoncent la décision d’augmenter les taxes sur les produits provenant de la République dominicaine.

Au cours de ce mouvement de protestation, les marchands ont lancé des propos grivois à l’encontre des autorités compétentes, notamment les responsables de la douane d’Anse-à-Pitre. C’est révoltant. Nous ne pouvons pas accepter la mise en application d’une telle décision aussi «meurtrière ». Les autorités ont décidé, de leur propre gré, sans tenir compte de la situation économique actuelle des commerçants d’augmenter le prix des produits » a déclaré l’un des manifestants, précisant que le prix d’un mini-camion (7 boites de vêtements usagers) qui était fixé à 3000 autrefois est pour le moment 71 000 gourdes. Alors que ces produits sont déjà très chers soit 40 000 gourdes environ depuis Perdernales, en République voisine.

Selon Élie Nolasco, président du syndicat des marchands de vêtements usagers à Anse-à-Pitres, cette décision vise à mettre au chômage les pères et mères de famille qui vivent du commerce de vêtements usagés. « Comment allons-nous prendre soin de notre famille quand les autorités douanières décident de réviser à la hausse les taxes sur ces produits, sans tenir compte des maigres profits que nous réalisons ? », s’est-il interrogé lors d’un entretien avec le GARR.

Par ailleurs, M. Nolasco a indiqué que le mouvement de protestation sera maintenu jusqu’à ce que les autorités haïtiennes reviennent sur leur décision. Il faut dire que, malgré cette levée de boucliers, cela n’a pas empêché le fonctionnement du marché d’Anse-à-Pitre/Pedernales durant la journée du lundi.

Jodel Alcidor

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