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Le « Konpa » ne domine pas le marché de la musique en Haïti

18 septembre 2017, 8:52 catégorie: Culture4 229 vue(s) A+ / A-

Répartition par genre dans le cadre de l’enquête de Ayiti Mizik

 

Contrairement à ce que pensent plus d’un, le konpa direct ne domine pas le marché de la musique en Haïti. Le genre musical du feu maestro Nemours Jean-Baptiste est supplanté par d’autres rythmes que les jeunes affectionnent. Beaucoup de facteurs en sont responsables. Les consommateurs et les bénéficiaires laissent filer le « konpa » sans rien comprendre.

En Haïti, neuf (9) genres musicaux sont généralement consommés, selon une étude réalisée par Ayiti Mizik. Le konpa direct du feu Nemours Jean-Baptiste, le classique, le jazz, le troubadour et la musique évangélique sont, entre autres, les principaux.

Ce qui étonne dans le rapport d’enquête des chercheurs, c’est que le « konpa » n’est pas genre musical qui domine le marché. Il se place plutôt en deuxième position avec seulement un ratio de 14 %, suivi de la musique évangélique avec 13 %. La musique urbaine comme le Rap, le Reggae, le Rabòday, le Ragga, pointe devant avec 29 %, et ce sont des professionnels du domaine qui l’ont fait remarquer. Entre temps, le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, M. Pierre Josué Agénor Cadet, annonce qu’il veut combattre le « Rabòday » dans les écoles, a souligné un animateur populaire.

La musique, si nous arrivons à la professionnaliser, pourrait générer beaucoup d’argent. Les enquêteurs ont relevé environ trente-cinq (35) métiers pratiqués dans le domaine comme : les créateurs, les chanteurs, les musiciens, les compositeurs, la production, les diffuseurs, les formateurs, les promoteurs, les tourneurs, les réalisateurs, les éclairagistes, etc. Le pourcentage relevé pour la formation et la communication est très faible. Ce qui explique pourquoi la plupart de nos musiciens sont ainsi mal préparés et ont tendance à préférer l’informel.

 Remarquons que, selon les aveux de la moitié des professionnels du domaine, la musique n’est pas leur principale source de revenus. La vente de leurs produits ne rapporte que très peu. Des recommandations ont été faites aux intéressés et aux institutions sur les œuvres, la création, les droits d’auteurs et la réorganisation du secteur.

 Un constat regrettable fait par les enquêteurs, c’est qu’il n’y a ou il n’y a presque pas de formations continues pour les artistes encore moins pour les jeunes et ceux qui émergent. Sachant qu’il faut aussi l’intégration de la musique traditionnelle qui une source intarissable de richesses.

Walcam

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