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Journée internationale de la fille : des agences onusiennes plaident pour une éducation de qualité en faveur des filles en Haïti

11 octobre 2018, 7:49 catégorie: Société5 684 vue(s) A+ / A-

Le 11 octobre a marqué la Journée internationale de la fille à l’échelle mondiale, célébrée cette année autour du thème « Avec elle : encourager l’instruction et la qualification professionnelle des filles ». Trois agences des Nations unies, en l’occurrence UNICEF, UNFPA et ONU-Femmes, ont profité pour encourager les autorités haïtiennes à s’accentuer sur des thématiques centrées sur l’accès des filles à une éducation de qualité.

Dans un communiqué conjoint publié le 11 octobre 2018, à l’occasion de la Journée internationale de la fille, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et l’ONU-Femmes encouragent les autorités haïtiennes « à prendre des actions concrètes concernant l’instruction des filles en vue de leur assurer une meilleure participation dans la vie publique et dans les prises de décisions ».

« À l’occasion de cette journée, les trois agences encouragent les autorités nationales et la société civile haïtienne à mettre l’accent sur les thématiques centrées sur l’accès des filles à une éducation de qualité, y compris en ce qui concerne la sexualité, afin qu’elles acquièrent les compétences nécessaires pour réaliser leur plein potentiel et devenir des actrices de changement dans leurs communautés, notamment en ayant accès à des emplois qualifiés ou en mettant en place leurs propres entreprises », peut-on lire dans ledit communiqué. Ces agences croient que c’est d’abord l’éducation qui permettra à des jeunes économiquement et socialement marginalisés de sortir du joug de la pauvreté et de s’octroyer les moyens de participer dans la vie de leur communauté de manière intégrale. Pour que les filles puissent atteindre leur plein potentiel afin de devenir à l’avenir des adultes autonomes pouvant apporter leur contribution à la construction de leurs communautés, l’éducation se révèle une condition essentielle, défend ce communiqué.

« Au-delà de la scolarité proprement dite, l’éducation accompagne l’individu tout au long de sa vie et, particulièrement pour les filles, doit inclure des compétences devant lui permettre de renforcer la jouissance de ses droits et l’outiller pour, aujourd’hui, prendre de manière responsable des décisions susceptibles d’avoir un impact décisif sur son avenir, mais également celui de sa communauté », explique le communiqué des trois agences onusiennes susmentionnées.

Selon ce que rapporte ce communiqué, la Représentante de l’UNICEF en Haïti croit que le pays a fait des efforts en ce qui a trait à l’accès à l’éducation, toutefois elle pense qu’il reste du chemin à parcourir. « Depuis une décennie, Haïti a enregistré de bonnes performances en termes de scolarisation et de réduction des disparités de genre en ce qui concerne l’accès à l’éducation. Néanmoins, les défis subsistent encore. D’un côté, il faut renforcer la qualité de l’éducation d’une façon telle qu’elle puisse contribuer à l’autonomie effective des filles. D’un autre côté, il faut s’assurer que les parcours scolaires des filles commencent à l’âge légal de 6 ans. Trop de filles, aujourd’hui en Haïti, entrent à l’école trop tard », a déclaré Maria Luisa Fornara.

Dede Ekoue, représentante de l’Entité des Nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes en Haïti, a abondé dans le même sens. « Cette instruction qui est garantie par les lois haïtiennes est fondamentale, car de jeunes filles bien formées seront la pierre angulaire pour l’établissement d’une meilleure société en étant mieux armées pour l’éducation de leurs futurs enfants. En effet, ce sont elles qui donneront naissance à la prochaine génération qui l’éduqueront. Et de cette nouvelle génération sortiront sans doute les meneurs de demain pour un monde en paix et soucieux du bien commun et de la protection de l’univers à travers de décisions éclairées », a affirmé la représentante de l’ONU-Femmes en Haïti, rapporte ledit communiqué.

Permettre aux filles de développer leur plein potentiel est une étape vers un avenir plus prometteur pour les sociétés. C’est en ce sens que l’UNFPA pense que « soutenir les filles, c’est avant tout respecter leur droit de grandir, de s’épanouir et de faire leurs propres choix quant à leur avenir. C’est aussi une voie vers le progrès économique et social pour nous tous ».

La Journée internationale de la fille est célébrée chaque année le 11 octobre depuis 2012. C’est une Journée qui vise à mettre en lumière les besoins des filles et à répondre aux défis auxquels elles font face. Le thème de cette année a été « Avec elle : encourager l’instruction et la qualification professionnelle des filles ».

Ritzamarum Zétrenne

rzetrenne@lenational.ht

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