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Jack Guy Lafontant veut mettre un terme aux sirènes assourdissantes

11 janvier 2018, 10:46 catégorie: Actualité1 039 vue(s) A+ / A-

Dans un communiqué rendu public le jeudi 11 janvier, le Premier ministre Jack Guy Lafontant tente de limiter les excès liés aux avertissements sonores et l’éclairage des véhicules. En sa qualité de président du Conseil Supérieur de la Police nationale (CSPN), il rappelle aux chauffeurs et conducteurs de véhicules les réglementations sur la question, selon le décret du 1er juin 2005 portant sur immatriculation et circulation des véhicules.

Le Premier ministre affirme que le constat révèle une violation systématique des règles de la circulation les plus élémentaires. Ce qui, selon lui, entraîne des dérives et un désordre quasiment généralisé dans la circulation des véhicules et expose ainsi les citoyens à de graves accidents. Pour expliquer sa position contre cette pratique, plusieurs articles ont été soulignés par le Premier ministre.

Le chef du gouvernement haïtien explique que l’article 148 détermine les conditions d’éclairage requises et interdit que les feux éblouissent les autres usagers de la circulation soient utilisés. Cet article indique qu’aucun ne doit être clignotant, à l’exception des indicateurs de direction. Et que le système d’éclairage devra permettre au chauffeur de se servir uniquement de trois catégories de lumière, soit les feux de position, feux de code ou de croisement, feux de route ou de croisière.

Le premier, ministre poursuit pour expliquer que dans ce même article des avertissements concernant les nuisances sonores ont été donnés. « Tout véhicule doit être muni au moins d’un appareil avertisseur sonore d’une puissance suffisante, sans des timbres, gongs, cloches, sirènes ou autre son strident pouvant causer des nuisances sonores. Ces avertisseurs doivent être entendus à environ vingt-cinq 25 mètres », lit-on dans l’alinéa A de ce même article 152.

À l’alinéa D, restriction est faite concernant l’utilisation des trompes à sons multiples ou encore des sifflets comme avertisseurs. Alors qu’à l’alinéa E, il est écrit noir sur blanc que l’usage des sirènes est exclusivement réservé aux véhicules de la police, aux ambulances et aux véhicules du service d’incendie. Pour finir, Jack Guy Lafontant a parlé des dispositions de l’article 54 qui stipule qu’aucune matière opaque, aucun film autocollant ne doivent être apposés sur les vitres et pare-brise des véhicules.

De ce fait, le Premier ministre invite les chauffeurs et conducteurs des véhicules à prendre en urgence toutes les mesures appropriées afin de régler l’éclairage, l’avertissement sonore et les pare-brise de leurs véhicules. Le premier, ministre informe que des instructions sont déjà passées à la Police nationale d’Haïti (PNH) en vue d’apporter, par l’application stricte du Code de la route, les redressements nécessaires à cet état de fait dommageable pour le pays et la population par l’application stricte du Code de la route.

Suite à la publication de ce communiqué, le service de la circulation essaie déjà de prendre les décisions qui s’imposent. À partir de la date de publication du communiqué du Premier ministre, les nouvelles demandes et les demandes de renouvellements des autorisations pour apposer des films autocollants ou matière opaques sur les pare-brise des véhicules ne seront pas prises en considération. Selon les dispositions du journal officiel, le moniteur, en date du 26 mai 2006, avait limité les vitres opaques uniquement aux véhicules ayant les plaques d’immatriculation de type « officiel » et « corps diplomatique. Pourtant, depuis un certain temps, de simples citoyens se procurent de cette autorisation fournie par ce même État qui, aujourd’hui veut à tout prix freiner cette pratique vue comme étant une dérive dans la circulation routière.

Plusieurs décisions ont été déjà prises en ce sens par l’État haïtien. La plus récente remonte à deux ans de cela, lorsque l’ancien secrétaire général du palais national, Anthony Barbier, avait fait sortir un communiqué afin d’essayer de stopper cette dérive. Mais cette décision n’a jamais été respectée. Les simples citoyens continuaient à se procurer de l’autorisation pour utiliser soit des gyrophares ou des vitres teintés. Face à cette énième décision, les réactions pleuvent. Les citoyens lancent déjà des paroles acerbes à l’endroit des membres du gouvernement qui, de l’avis de certains membres de la population, sont les violateurs de ces principes qu’ils prétendent défendre.

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