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ImaginArt, l’agence de marketing d’Élizabeth Guérin, souffle ses 10 bougies

23 octobre 2016, 9:25 catégorie: Diaspora46 341 vue(s) A+ / A-

Elizabeth Guerin, à droite, et sa fille Christalie Parisot

 

Le mois d’octobre ramène le dixième anniversaire de la firme de marketing d’Élizabeth Guérin, ImaginArt. Propulsée très jeune sous les feux de la rampe par les multiples rôles qu’elle a tenus avec brio dans « Woy, les voilà ! », le feuilleton radiophonique rédigé par sa mère, Mona Guérin, Élizabeth s’est fait un prénom en Haïti comme dans la diaspora. Elle s’est confiée au responsable du Bureau Amérique du Nord du journal Le National, Frandley Denis Julien.

 

Le National : Comment est venue l’idée de monter ImaginArt ?

 

Élizabeth Guérin : En évoluant dans le domaine médiatique de la diaspora haïtienne, j’ai rapidement noté l’absence d’une compagnie de marketing spécialisée dans le marché haïtien, afin de mieux faire connaitre la communauté haïtienne aux autres communautés qui seraient intéressées à découvrir ce marché, et également pour aider les professionnels haïtiens qui n’ont pas de temps, à faire connaitre leur business aux EU. Imaginart a été créée le jour de l’anniversaire de naissance de mon « héroïne », Mona Guérin, qui m’a, toute sa vie, donné un exemple de courage, de volonté, d’honnêteté. Elle m’a fait apprécier la valeur de l’entrepreneuriat, du travail ardu, honnête et bien fait. En comptant ma fille Christalie qui est l’âme de Imaginart, cela fait trois générations de femmes solides à évoluer dans le domaine des médias, et j’en suis vraiment très fière.

 

 LN : Quelle est la gamme des services que vous offrez?

 

EG : Nous sommes une compagnie complète de marketing et de productions, un « one-stop-shop », comme on dit ici. Marketing (média placement, advertising, branding, digital marketing, strategic planning, marketing consulting), production for radio, print, web and TV (jingle, graphic design, talent, video effects, sound effects, editing), translation (English, Creole, Spanish, French), and entertainment/ events (planning, sound, DJ, emcee, lighting, decoration, catering).

 

LN : Comment est le marché haïtien de la publicité en Floride ?

 

EG : Notre marché commence à compter aux EU. Beaucoup de professionnels de tous genres, de grands et petits business, de politiciens de différentes ethnicités nous approchent et nous acceptent de plus en plus. mais il y a quand même beaucoup de travail à faire, car il y a toujours une grande ignorance nous concernant.

 

 LN : Travaillez-vous aussi en Haïti ?

 

 EG : En général, quand un client est intéressé à une publicité en Haïti, nous ne lui disons pas non ; mais nous sommes spécialisés dans les marchés haïtien et caribéen aux États- Unis, particulièrement en Floride, A New York, New Jersey, dans le Massachusetts et également au Canada et dans plusieurs iles de la Caraïbe.

 

LN : ImaginArt est avant tout une affaire de famille. Parlez-nous des autres partenaires et de leur contribution à l’entreprise ?

 

EG : Effectivement nous sommes une entreprise familiale. J’ai la chance d’être entourée dans ma famille de professionnels formidables qui ont également horreur de la médiocrité. Je le dis non pas par amour, mais parce que c’est la vérité. Mon mari Nixon est, pour moi, l’un des meilleurs « commercial script writer » et producteurs de spots pour la radio. Pour l’habillage moderne d’une station de radio, il y a certainement des professionnels qui sont aussi bons que lui, mais pas meilleurs (rire). Quant à mes enfants Christalie et Jean-Loup, ce sont tous deux des forces de la nature, spécialisés dans de multiples domaines médiatiques et ce serait vraiment trop long et paraitrait prétentieux de ma part d’énumérer tout ce qu’ils font. Mais la famille de ImaginArt est bien plus grande, nous travaillons également avec une variété de gens talentueux; techniciens, marqueteurs, artistes, journalistes qui contribuent au succès de la compagnie.

 

LN : Vous avez une émission bihebdomadaire sur la chaine américaine NBC. Comment êtes-vous arrivée à percer le marché américain ?

 

 EG : Cela n’a pas été un cadeau ; moi et ma fille Christalie avons beaucoup travaillé pour cela. Nos compétences et notre sérieux ont été testés et nous avons réussi. Cela nous fait maintenant 5 ans depuis que nous sommes avec eux, mais avant tout, cela n’aurait pas été possible sans le nombre important de la communauté haïtienne en Floride. Si nous étions une petite communauté, NBC ne nous aurait jamais donné l’antenne depuis tant d’années. Nous travaillons également avec Tropik Network qui est présente dans 7 îles de la Caraïbe et depuis quinze ans, nous avons une émission journalière à la radio.

 

LN : Y a-t-il une chance, même minime, que Carole Jambe soit ressuscitée, ou votre vie d’actrice est derrière vous ?

 

 EG : J’ai interprété plus de 8 personnages dans « Woy, les voilà ! » ; Carole Jambe n’était que l’un d’entre eux. Non, ma vie d’actrice n’est pas derrière moi, loin de là. Comme on dit en créole, « kòd la long, men li pa koupe ».

 

LN : Où voyez-vous ImaginArt dans dix ans ?

 

 EG : Bien plus grand ! Nous avons d’énormes projets ; mais l’avenir appartient à Dieu, n’est-ce pas ?

 

Propos recueillis par

 Frandley Denis Julien

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