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Le grand casse-tête !

15 février 2017, 10:57 catégorie: Actualité7 064 vue(s) A+ / A-

Les tractations autour de la désignation du Premier ministre se poursuivent en coulisse. Près de dix jours après son investiture au Palais national, le président de la République, Jovenel Moïse, ne parvient toujours pas à se prononcer sur cette question cruciale pour répondre aux principaux problèmes du pays. Pourtant, les noms des candidats à ce poste continuent de circuler.

Le processus de nomination du Premier ministre traine encore. Près de dix (10) jours après son installation à la magistrature suprême de l’État, Jovenel Moïse peine à jeter son dévolu sur la personnalité devant faire appliquer les grands axes de sa politique. Le dossier n’a pas évolué. Le président de la République a sollicité de la Chambre des députés et du Sénat de lui accorder un délai lui permettant de rencontrer les différents secteurs de la vie nationale autour de ce choix. L’information a été confirmée par le président du Sénat, Youri Latortue, lors d’un entretien avec Le National, le mercredi 15 février 2017.

D’après le sénateur de l’Artibonite, le plus difficile est déjà fait dans le cadre de cette étape. Le Parlement a déjà rencontré le chef de l’État autour du profil que devra posséder le prochain chef du gouvernement. Pourtant, le temps passe et les besoins sont pressants. Mais, l’opacité est totale en dépit de la majorité dont disposent le Parti haïtien Tèt Kale (PHTK) et ses alliés au Parlement. Une rencontre s’y est récemment tenue entre les présidents des deux branches de cette institution avec le président de la République, le 9 février dernier. À date, rien n’a filtré.

 Cependant, les rumeurs se propagent de plus en plus. Pas plus tard qu’à la fin de la semaine écoulée, deux nouveaux noms sont venus s’ajouter à la liste des prétendants. Il s’agit de l’ancien candidat à la présidentielle du 20 novembre dernier, Amos André, et l’ex-sénateur de la Grand’ Anse, Riché Andris. Selon des sources proches du secrétariat général du Palais national, le premier aurait eu des liens de parenté avec le chef de l’État, originaire tout comme lui du département du Nord-Est.

 Les premiers noms cités sur la liste des prétendants continueraient également d’agiter les débats. C’est le cas du maire des Cayes, Jean Gabriel Fortuné, du président de la Chambre des députés, Cholzer Chancy, ainsi que l’homme d’affaires haïtien, Olivier Barreau, PDG de l’AIC. Figure aussi sur cette liste le nom du leader de Renmen Ayiti, Jean Henry Céant.

D’un autre côté, la situation semble évoluer au niveau du Sénat de la République avec les quatre pères conscrits réfractaires à l’investiture de Jovenel Moïse, le 7 février dernier. Ricard Pierre, Évalière Beauplan, Nenel Cassis, Antonio Cheramy, d’ascendance Lavalas, se seraient mis au travail pour définir les caractéristiques que devra avoir le chef du gouvernement.

Jean Gabriel Fortuné dément

 Mercredi 15 février 2017, sur les ondes d’une station de radio de la Capitale, sans langue de bois, le maire des Cayes dément les informations selon lesquelles il aurait sollicité du président de la République sa désignation au poste de Premier ministre. D’autant qu’il n’a entrepris aucune discussion à ce sujet avec Jovenel Moïse. En revanche, il s’est dit prêt à accompagner le nouveau chef de l’État dans le cadre de l’implémentation des grands axes de sa politique. En outre, il n’a pas écarté les possibilités d’occuper cette fonction si le président de la République fait appel à lui en vue de servir le pays.

À la question de savoir si les députés peuvent réclamer la nomination du président de la Chambre des députés, l’ancien sénateur du Sud a fait savoir qu’ils sont des ayants droit à ce pouvoir. Les parlementaires, affirmet- il, se sont engagés, corps et âme, à soutenir la campagne électorale du 58e président de la République. Cela a été fait sur plusieurs fronts. Qu’il soit politique ou financier. Ils n’ont pas ménagé leur contribution.

Somme toute, le processus de nomination du Premier ministre traine en longueur. Et de grands défis l’attendent. À ce titre, il faut souligner la grève paralysant le fonctionnement des activités dans les hôpitaux publics du pays enclenchée le 28 mars 2016, suspendue le 1er septembre puis reprise le 5 décembre de cette même année. En outre, figure la question des arriérés de salaire des enseignants engagés dans le Psugo. Sans omettre, le dossier de l’immigration relégué au second plan par l’administration de Privert/ Jean-Charles.

 Reynold Aris

raris@lenational.ht

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