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Forum de validation du cahier national de revendications paysannes

16 avril 2018, 8:25 catégorie: Actualité835 vue(s) A+ / A-

Le principal responsable de la Papda, Camille Chalmers.

 

À l’occasion de la Journée mondiale des paysans, la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA), en collaboration avec ses partenaires du mouvement paysan national, a procédé le lundi 16 avril 2018, à l’ouverture du forum de validation du cahier national de revendications paysannes. Se déroulant sous le thème « Klas popilè lavil kou nan milye riral pote kole pou 1 leta popilè», ce forum a pour but d’élaborer un cahier de revendications dans les champs économique, social, politique et environnemental dans la perspective de construction d’un nouveau projet national.

Selon Camille Chalmers , un des re­sponsables de la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA) , « La marginalisa­tion systématique de la paysannerie est l’ une des conséquences du blocage na­tional. Ce cahier national de revendica­tions paysannes représente un outil de travail, un outil de combat et de plaid­oyer pour la paysannerie, mais aussi pour toutes les classes exploitées qui aspirent et qui luttent pour un change­ment véritable dans la société ».

M. Chalmers pense qu’il faut recon­struire le pays à la base, et pour y ar­river, l’intégration des acteurs paysans est un facteur nécessaire. De ce fait, ces derniers doivent être bien armés théoriquement pour pouvoir analyser les conditions socio-économiques et structurelles qui expliquent leurs con­ditions de vie. Le responsable de PAP­DA croit qu’avec ce forum une nouvelle étape vient d’être franchie. Car, dit-il, en 2012 des cahiers régionaux ont été élaborés dans le Grand Nord (Arti­bonite, Nord, Nord-Est, et le Nord- Ouest), en 2015 dans le grand Sud avec la participation des organisations paysannes du Sud, du Sud-Est, de la Grand’Anse et des Nippes et en 2017- 2018 pour le département de l’Ouest et du Centre.

Juselène Thyresias, la coordonnatrice de MPP a salué le dévouement de toutes les organisations paysannes et a profité de l’occasion pour inviter les autorités haïtiennes à prendre en compte les re­vendications du secteur paysan dans la définition et la mise en oeuvre de leur politique. Mme Thyresias a souligné le manque d’encadrement technique et fi­nancier des paysans malgré la dégrada­tion accélérée de l’environnement.

Selon elle, « Haïti est un marché où l’on apporte tous les déchets venant de l’extérieur pendant que l’on pourrait produire des aliments pouvant nourrir la population et exporter le surplus. Il faut que l’État haïtien implique active­ment les organisations paysannes dans les processus de décisions en vue de connaitre leur point de vue », a-t-elle ajouté.

D’autre part, le coordonnateur de l’organisation « Tèt kole ti peyizan », Rosny Jean Baptiste, a souligné l’importance de ce cahier national de revendications qui selon lui est le ré­sultat de différents travaux effectués par les organisations paysannes des 10 départements du pays.

M. Jean Baptiste a précisé que la classe paysanne est la plus maltraitée au sein du pays et souhaite qu’à travers ces doléances soumises, la classe paysanne puisse retrouver sa place dans le pro­cessus de développement durable du pays.

Selon les statistiques, la paysannerie représente 60% de l’emploi, 48% de la diète alimentaire quotidienne et 22% du PIB haïtien.

Annelie Noel

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