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Deux ressortissants haïtiens assassinés à l’arme blanche en territoire dominicain

07 février 2018, 10:58 catégorie: Actualité3 116 vue(s) A+ / A-

Deux frères haïtiens identifiés sous les noms de Sonel et Raoul Oslin, respectivement âgés de 23 et 29 ans, ont été tués à l’arme blanche par des civils dominicains à San Juan, une province de la République dominicaine, le 2 février 2018.

Les victimes, originaires de Petit-Fond, 1re section de Lascahobas (Centre), ont quitté Haïti le 30 janvier 2018 pour aller chercher du travail en territoire voisin. Elles étaient accompagnées de Tibois Pierre, un passeur de nationalité haïtienne qu’ils ont payé pour leur faciliter le voyage, a rapporté Adjanithe Jean- Pierre, animatrice du GARR basée dans cette commune frontalière.

Sonel Oslin, père d’un enfant, et Raoul Oslin allaient être attaqués à l’arme blanche à Juanito, une localité située à San Juan, République dominicaine. Le passeur a eu le temps de s’enfuir, a indiqué la même source.

Selon les témoignages, les civils dominicains qui ont commis l’acte barbare à l’encontre des Haïtiens leur ont réclamé de l’argent avant de les assassiner.

Aucune arrestation n’a été réalisée par la police dominicaine dans le cadre de ce double meurtre.

Il convient de souligner qu’au cours du mois de janvier 2018, trois (3) ressortissants haïtiens avaient été aussi tués à Las Matas de Farfán et à Santiago, République dominicaine, dans des conditions similaires.

Au nombre des personnes tuées figurent Jean Edmond Dorélus, 20 ans, et Jean Louis Dorélus, 22 ans. Ces deux frères, originaires de Laschobas, ont été assassinés le 20 janvier 2018 dans une plantation à Las Matas de Farfán suite à une altercation avec leur patron.

Le 26 janvier 2018, Obed Félix, un migrant haïtien de 25 ans avait été cambriolé et tué à Santiago par un voleur dominicain. Ce dernier dont l’identité n’a pas été révélée avait été arrêté par la police dominicaine.

Les conditions dans lesquelles les migrants haïtiens continuent d’être tués en République voisine doivent interpeller les autorités haïtiennes sur l’urgente nécessité de créer de vrais programmes sociaux au profit des couches vulnérables du pays. Ainsi, n’auront-elles pas à traverser la frontière pour aller se faire tuer en territoire voisin.

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