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Deux cents gourdes à payer pour laisser Haïti

09 novembre 2017, 9:01 catégorie: Economie10 097 vue(s) A+ / A-

 Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), dans une note circulaire, revoit le tarif des cartes d’embarquement au niveau de tous les postes frontaliers du pays. La note portant les signatures de Joseph Cianciulli et Fednel Monchéry, respectivement directeur de l’Immigration et directeur général du MICT, avise les responsables des postes frontaliers de la Direction de l’immigration et de l’émigration que les nouveaux tarifs pour les cartes de débarquement pour les étrangers s’élèvent à sept dollars américains ou six cents gourdes alors que tout Haïtien doit payer deux cents gourdes à la sortie.

« C’est une ancienne disposition qui a été revue », confirme Albert Moléon, coordonnateur du Bureau de communication du ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT). Albert Moléon rappelle que la décision venait de l’administration de l’ancien ministre Ardouin Zéphirin et qui n’a jamais été appliquée. Il poursuit pour que les nouveaux tarifs soient décidés après maintes discussions entre les autorités. Cette décision est effective depuis le 1er novembre 2017. À noter que la note circulaire est rendue publique depuis ce 20 octobre 2017.

Et déjà, les grognes se multiplient tant sur les réseaux sociaux que dans les médias traditionnels. Des Haïtiens de la diaspora de même que ceux-là qui vivent dans le pays questionnent le bien-fondé de cette nouvelle décision. « Se premye fwa m tande pou ou Kite yon peyi, fòk ou peye yon frè. È lajan taks ki sou tikè a ? », s’interroge Lynn Gédéon. Pour cette Haïtienne vivant aux États- Unis d’Amérique, cette décision ne fait que renforcer les suspicions de gourmandise des autorités fiscales du pays. D’autres personnes questionnent un certain paradoxe qui existe dans la note. « Quoiqu’on l’appelle carte de débarquement, on le paie en embarquant. »

Requérant l’anonymat, les avis sont partagés entre certains observateurs. « L’haïtien ne doit pas payer pour revenir chez lui », dénonce Jovial tandis que Cardy argumente sur la nécessité de contribuer dans le développement du pays en payant ses taxes. Entre les deux opinions contraires, les gens s’entendent sur la nécessité d’une utilisation efficiente et efficace de ce fonds par les autorités de l’État.

Hansy Mars

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