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Les départements du Nord et du Nord-Est bientôt reboisés

11 janvier 2018, 10:53 catégorie: Actualité7 200 vue(s) A+ / A-

Vers le reboisement des départements du Nord et du Nord-Est.

 

L’Agence américaine pour le Développement international (USAID) a procédé, le jeudi 11 janvier 2018, au Centre Socioculturel Lakou Breda à Cap-Haïtien, au lancement du projet de reboisement dans les départements du Nord et du Nord-Est. Plus de 5 millions d’arbres seront mis en terre dans le cadre de ce projet financé à hauteur de 40.3 millions de dollars et qui s’étendra sur une période de cinq ans.

Cette cérémonie a eu lieu en présence des représentants du gouvernement haïtien, dont le ministre de l’Environnement, Pierre Simon Georges, des organismes non gouvernementaux oeuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement, des élus locaux et des membres de la société civile des départements concernés. Mise en oeuvre par Chemonics International, ce projet aborde la problématique de la dégradation environnementale et la perte de la couverture forestière dans les départements concernés.

Plus de cinq millions d’arbres seront mis en terre. En plus de planter des arbres, le projet envisage de protéger 15 000 hectares de terres et restaurer plus de 800 hectares de forêts de mangroves. Il contribuera aussi à diminuer, d’environ 80 000 tonnes, la consommation du charbon de bois dans cinq bassins versants prioritaires, à savoir Haut-du-Cap, Grande rivière du Nord, Trou du Nord, Marion et Jaza en accordant une attention particulière à la région Frontalière, selon ce qu’a précisé Michelet Fontaine, directeur du projet.

Ce projet répond à quatre objectifs principaux, selon Yves André Wainright : « réduire la menace de la déforestation, améliorer la résilience aux chocs économiques et naturels, augmenter le couvert arboré dans les zones ciblées et améliorer la gouvernance et la coordination environnementales ». Les autorités comptent travailler avec les communautés dans les bassins versants ciblés pour établir des systèmes agroforestiers et adopter des méthodes plus intensives qui produiront des cultures à plus fortes valeurs ajoutées. Ce qui contribuera à l’augmentation des revenus ruraux, à réduire la nécessité de couper les arbres pour le charbon de bois et à améliorer la résilience en période de difficultés.

Ce projet, selon les responsables, pourra aussi favoriser l’investissement dans les fours modernes et des lots boisés destinés à une production de charbon de bois plus efficace afin de réduire la pression sur les forêts et les arbres. Pour Mario Kerby, directeur de Chemonics International en Haïti, ce projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre l’institution qu’il dirige, l’USAID et le gouvernement haïtien afin de favoriser la protection de l’environnement. Il appelle à la collaboration de tous les secteurs concernés pour la réussite du projet.

« Les forêts d’Haïti sont menacées, les inondations et l’érosion corollaires des sols, sont devenues plus graves, les agriculteurs ont vu les fortes réductions de leurs productivités agricoles, réduisant leur capacité à se remettre rapidement des chocs récurrents et des tempêtes », c’est le constat fait par le chargé d’affaires des États-Unis en Haïti, Mme Robin Diallo, qui appelle à la conjugaison des efforts, au soutien durable et à la participation citoyenne des Haïtiens afin de redresser la situation. Elle invite les membres de la population à accorder une importance au projet de reboisement qui sera implémenté dans leur région. Mme Diallo en a profité pour saluer les efforts consentis par le chef de l’État haïtien, Jovenel Moïse, en établissant des centres de Germoplasme dans plusieurs endroits du pays dans le but de favoriser l’émergence d’un pays boisé.

Pour sa part, le ministre de l’Environnement, Pierre Simon Georges, a fait ressortir l’importance que le gouvernement haïtien accorde à la protection de l’environnement, l’un des éléments fondamentaux pour augmenter la production nationale, dit-il. La dégradation des forêts tropicales, avance-t-il, est l’une des entraves du développement de l’Agriculture en Haïti. En ce sens, ce projet est capital pour le gouvernement haïtien. Il souhaite que les fonds relatifs à l’exécution du projet ne soient pas utilisés au nom de l’environnement, mais plutôt pour l’environnement.

Pour le ministre, ce projet n’est pas seulement une stratégie de protéger l’environnement, mais également une source de création d’emplois diversifiés au bénéfice des ménages, et d’opportunités pour les populations ciblées. Après la cérémonie de lancement, le ministre de l’Environnement, Pierre Simon Georges, et le chargé d’affaires américain, Mme Robin Diallo, ont procédé à la plantation symbolique de 30 arbustes sur un site aménagé à Lakou Breda.

Hervé Délima

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