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Dédollarisation de l’économie haïtienne : quand le Gouvernement en place fait marche arrière

10 octobre 2018, 8:38 catégorie: Economie8 138 vue(s) A+ / A-

Vu le non-respect de l’arrêté présidentiel concernant la dédollarisation de l’économie haïtienne par certaines entreprises du pays. L’administration Moïse/Céant a choisi de faire marche arrière. En effet, le pouvoir en place à travers le journal officiel du pays (le Moniteur) a rapporté l’arrêté du 28 février 2018 qui fait obligation aux entreprises du pays de libeller dans la monnaie locale sur tout le territoire national. « L’arrêté présidentiel du 28 février 2018 portant obligation de libeller et d’afficher les prix des biens et services sur le territoire haïtien dans la monnaie nationale qui est la gourde est rapporté », a-t-on appris dans un nouvel arrêté, daté du mardi 9 octobre 2018.

Après plus de 7 mois en fonction, le Gouvernement Moïse a fini par céder concernant l’arrêté présidentiel qui fait obligation de libeller dans la monnaie nationale. Un arrêté qui, selon plusieurs personnes, n’avait pas pu faire son chemin dans le pays, parce que certaines entreprises du pays ont continué à afficher les prix des produits en monnaie étrangère. Et, aucune d’entre elles n’a jamais été sanctionnée.

Dans un arrêté daté du 9 octobre 2018, le pouvoir en place est obligé de rapporter l’arrêté du 28 février 2018 qui oblige que toutes les transactions se fassent en gourdes sur tout le territoire national. Dans l’article 5 de cet arrêté, on a fait savoir que l’arrêté du mois de février est rapporté. Par ailleurs, le nouvel arrêté permettant à quelqu’un d’utiliser la gourde n’importe où dans le pays. Dans son article 3, le nouvel arrêté précise qu’aucun paiement d’une transaction au moyen de la gourde ne peut être refusé.

Plus loin, le Gouvernement en place à travers cet arrêté entend prendre des mesures en vue de faire respecter cette loi. L’article 4 dudit arrêté a parlé sur des mesures coercitives que l’administration actuelle compte prendre pour le respect en toute intégralité de cet arrêté. « Des mesures coercitives seront prises pour faire respecter les présentes dispositions », peut-on lire. À titre de rappel, dans le premier arrêté on avait annoncé toute une série de mesures qui ne sont pas respectées par certaines entreprises du pays.

En outre, cet arrêté interdit formellement que les transactions d’échanges se fassent par n’importe quelle personne sur tout le territoire national. À cet effet, seules les entreprises autorisées peuvent effectuer des transactions d’échange sur le territoire national. « Les transactions d’échange s’effectuent à travers les institutions financières autorisées, conformément à la loi », a-t-on précisé dans l’article 2 de cette loi. Même quand ils n’ont pas parlé sur les mécanismes que le pouvoir central va mettre en place pour l’application de cette mesure.

Cluford Dubois

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