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Daphné Ménard : « J’expérimente le corps et tout ce qu’il peut produire comme son, image, mouvement et évocation »

13 novembre 2017, 9:32 catégorie: Culture4 044 vue(s) A+ / A-

De jeunes écoliers lors des répétitions de MAFI.

 

Daphné Ménard est metteur en scène et chanteur. Il est, cette année, à sa énième participation au Festival Quatre chemins. Entretien avec ce jeune professionnel de la culture en Haïti, qui profitera de l’occasion pour parler également de sa création « MAFI » traitant de la dure réalité des jeunes filles et des femmes en Haïti, dans le cadre de cette 14e édition de Quatre chemins.

Le National : Comment peut-on parler de vous, de votre parcours dans le milieu professionnel de l’art ?

Daphné Ménard : On peut en parler comme d’un passionné de son métier de metteur en scène, chanteur. Béni d’avoir fait des choix comme celui de rentrer à l’École nationale des Arts de Port-au-Prince et d’y avoir mis en place la cellule de recherche « Atelier Sol Scène » avec lequel je présente mes créations en Haïti. La vie a fait que je rencontre également des maîtres en Haïti tels Guy Régis Jr, Laurent Gaudé et de participer à des rencontres qui ont facilité la culture d’une vision de la scène, que je cherche encore, mais très teintée de la notion de recherche entre la musique, le théâtre, l’écriture, la danse et la vidéo que j’explore présentement.

L.N. : Votre travail dans le théâtre date de quand ?

D.M. : Je suis très reconnaissant que mes parents m’aient toujours laissé faire mes choix parmi lesquels celui de m’attacher à l’église. Comme beaucoup ici, c’est aux réunions de jeunesse que j’ai fait mes premières expériences, dont celles d’écrire et de monter des piécettes de théâtre.

L.N. : Pouvez-vous parler un peu de « MAFI » ? Pourquoi l’avoir choisie ?

D.M. : « Mafi » est le fruit d’un atelier de 15 jours réalisé avec des jeunes du Lycée du Cent Cinquantenaire dans le cadre du programme Théâtre dans les écoles menées par l’Association Quatre chemins en 2017. Il s’agit d’une proposition d’une quinzaine de minutes et qui traite de la dure réalité des jeunes filles et femmes notamment en Haïti: les violences liées au genre. La direction artistique de Quatre Chemins a jugé bien de reprendre cette pièce dans le cadre du même programme qui se déroule en même temps que le 14e Festival Quatre Chemins.

L.N. : Peut-on parler, vous concernant, d’une méthode de mise en scène ?

D.M. : Étant pluridisciplinaire, je peux affirmer que je me place notamment sur un terrain expérimental avec au centre, le corps et tout ce qu’il peut produire comme son, image, mouvement et évocation.

Le National : Qu’est-ce que ça représente pour vous de participer à la 14e édition du festival Quatre Chemins ?

Daphné Ménard : Cela représente surtout une grande source motivation pour ces élèves du Lycée du Cent cinquantenaire de reprendre « Mafi », car il s’agit vraiment de leurs paroles à elles. Et bien sur c’est un honneur que leur travail qui sera présenté dans cinq écoles de la capitale est associé au prestigieux Festival Quatre Chemins de Port-au- Prince.

Propos recueillis par : Samuel Suffren

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