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Cursus scolaire : L’UNNOH plaide pour l’intégration d’un module sur la gestion des risques de désastre

11 octobre 2018, 9:48 catégorie: Actualité5 781 vue(s) A+ / A-

L’Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH) plaide en faveur de l’intégration dans le cursus des élèves haïtiens d’un cours axé sur le comportement à adopter par ces derniers en cas de catastrophes naturelles.

Depuis le séisme du 12 janvier 2010 qui a légué un lourd bilan, le plus meurtrier d’Haïti des 20e et 21e siècles, plusieurs observateurs haïtiens ont placé au coeur de leur réflexion la protection des élèves dans les centres scolaires en cas d’une nouvelle catastrophe naturelle. En réalité, ce secteur, l’éducation, a été sévèrement touché lors de ce séisme qui a frappé de plein fouet le pays à une magnitude de 7.9 sur l’échelle de Richter. Le cyclone Matthieu en 2016 a aussi porté son lot au dénombrement portant sur la vulnérabilité des centres scolaires haïtiens, ce qui prouve en plus que les apprenants sont au quotidien l’objet de menace et de danger.

Suivant cette considération, le directeur général du Bureau des mines et de l’énergie (BME), Claude Préptit, a récemment lancé un appel aux autorités haïtiennes afin d’inciter celles-ci à donner une attention particulière aux élèves haïtiens, notamment aux bâtis qui les abrites. Lors de cette conférence qui a précédé, ne serait-ce que deux semaines avant le séisme du 6 octobre dernier, l’ingénieur géologue avait aussi attiré l’attention des hommes d’État sur la nécessité d’envisager le déplacement de plusieurs bâtiments publics dans le Grand Nord, dont les trois principaux lycées.

Dans cette même veine, l’Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH) est revenue sur ces considérations dénonçant que les dirigeants haïtiens n’ont pas tiré la juste valeur du séisme du 12 janvier dernier. Selon le coordonnateur de cette structure syndicale, Josué Mérilien, aucune mesure n’est prise depuis huit ans pour permettre aux jeunes apprenants à se protéger en cas d’un éventuel séisme. « Nous n’avons rien fait depuis 2010 pour limiter des pertes en vies humaines et de dégâts matériels considérables », a déploré le numéro un de l’UNNOH qui regrette que les autorités n’aient pas pris des mesures pour intégrer dans le cursus des élèves un cours portant sur le comportement à adopter en cas d’un nouveau séisme en Haïti.

Dénonçant les autorités qui n’ont fait que placer leurs intérêts mesquins avant la protection de la population, notamment de la préservation de la vie des écoliers, le professeur appelle les médias et les agences en ligne à s’impliquer davantage dans le processus de sensibilisation des gens sur le comportement à adopter en cas de séisme.

Daniel Sévère

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