Accueil » Actualité » Cayes : cris d’alarme des zones défavorisées

Cayes : cris d’alarme des zones défavorisées

10 octobre 2018, 9:46 catégorie: Actualité629 vue(s) A+ / A-

Cris d’alarme des habitants des zones défavorisées des Cayes.

 

Ils sont plusieurs quartiers défavorisés de la métropole du Sud qui ont lancé un SOS aux autorités gouvernementales déplorant leur situation de vie exécrable.

Les dernières pluies qu’a connues la ville des Cayes durant ces deux dernières semaines, ont plongé les habitants des quartiers défavorisés de la troisième ville du pays dans une situation plus précaire que d’ordinaire. Les habitants déplorent la mauvaise condition dans laquelle ils vivent ainsi que leur précarité par rapport à la ravine du Sud qui représente pour eux un danger. Ils appellent au secours des autorités gouvernementales afin d’éviter que leur situation ne s’aggrave. Ce qui serait le signe du chaos, ont-ils martelé.

Suite à ces pluies torrentielles, les habitants déclarent que leur vie est devenue exécrable. D’un air de désolation, ils expliquent qu’ils sont exposés à toute sorte d’insectes nuisibles aimant le froid et jonchant leurs « misérables » maisonnettes inconfortables. Exposés à des maladies, ils craignent que leur santé soit de plus en plus fragilisée. Révoltés, les habitants de ces quartiers défavorisés décrivent l’état d’insalubrité « intolérable » dans laquelle ils vivent.

C’est le cas des habitants des localités de derrière-fort et de « anba veritab » qui disent ne plus pouvoir supporter une telle vie inhumaine. Ils déclarent n’avoir pas un endroit convenable pour dormir ; ne pas pouvoir se nourrir et prendre soin de leurs enfants ; ne pas avoir accès à la santé et à l’éducation. L’accès à l’eau potable étant aussi l’un des principaux problèmes auxquels font face ces habitants sans faire fi des problèmes de latrines auxquels les habitants sont confrontés, disent-ils, en ce plein 21e siècle.

Les riverains de la ravine du Sud, habitants ces localités, expliquent que le lit de la ravine représente non seulement un lieu de décharge pour les habitants qui y versent tout type de déchets ; ce, à longueur de journée. Aussi les rives, expliquent-ils, sont considérées comme des latrines pour certains habitants qui, généralement, ne sont guère gênés à satisfaire leurs besoins physiologiques à même le sol et à n’importe quelle heure de la journée.

Voilà, en quelque sorte, le mode de vie que connaissent quelques citoyens des zones défavorisées de la troisième ville du pays, les Cayes, à l’heure où ils sont à l’attente de beaucoup de projets de développement promis par le président de la République lors de sa campagne électorale.

Ils appellent ainsi les autorités à leur venir en aide face à cette situation. Aussi souhaitent-ils que des projets sociaux soient réalisés dans leurs localités respectives. Ils dénoncent, par ailleurs, les travaux de la Caravane du changement qui, contrairement à leur attente, n’a jusqu’à présent, rien apporté à l’amélioration de leur condition de vie misérable.

Par contre, ces mêmes habitants disent avoir voté aux élections, comme toujours, espérant un aller mieux. Ils déplorent par ailleurs le fait que les zones défavorisées soient considérées comme un bastion pour les candidats aux postes politiques alors qu’une fois arrivés aux postes ils oublient leurs promesses de campagne et fuient ces localités.

Conscients que les quartiers défavorisés sont considérés comme des lieux de rendez-vous préélectoral, les habitants de Derrière-fort et de Anba veritab aux Cayes déclarent qu’ils se préparent à rendre à chaque autorité : « la monnaie de sa pièce » et disent être prêts à sanctionner les nouveaux candidats.

Edver Serisier

Comments

comments

scroll to top