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Carnaval : des travailleurs au Champ-de-Mars exigent un meilleur traitement

31 janvier 2018, 9:53 catégorie: Société3 305 vue(s) A+ / A-

Vue partielle des constructions pour la préparation des trois jours du carnaval au Champ-de-Mars.

 

Après l’annonce faite par le comité du carnaval national sur le montant alloué à l’organisation des trois jours du carnaval national, des ouvriers, qui participent dans la construction des « stands » dans les aires du Champ-de-Mars, pour la préparation de la plus grande manifestation culturelle du pays cette année, demandent un meilleur traitement. Nous sommes allés les rencontrer.

Il est 13 heures. On est au Champ-de-Mars. C’est le moment de la petite pause de la journée pour des gens qui travaillent dans la construction des « stands ». Certains d’entre eux s’allongent sous les échafauds déjà mis en place pendant que d’autres font des va-et-vient. Ce sont de jeunes garçons équipés de plusieurs types d’outils utilisés généralement dans la construction. La fatigue est écrite en lettres capitales sur leurs visages en sueur.

Alexis Saint-Tormé est un employé de l’une des entreprises chargées de la construction des stands pour le carnaval national cette année fixé aux 11, 12 et 13 février prochain. Cet homme mesurant environ 1m70 porte un gilet sur lequel s’inscrit le nom de l’entreprise qui l’a employé. Il travaille comme chauffeur de camion dans ce projet. Il ne passe pas par quatre chemins pour déplorer sa condition de travail. « On a fixé aucun prix avec nous. On nous paie, selon leur gré, comme si c’était de la faveur après les travaux », a martelé le chauffeur de camion, lors d’une entrevue accordée au quotidien Le National. Il se dit prêt à démissionner si les choses ne s’améliorent pas. C’est la première fois qu’il participe dans la construction des espaces pour le carnaval national.

Au même titre qu’Alexis Saint- Tormé, Victor Pierre Antoine se plaint des mauvaises conditions de travail pour la construction de stands. Ce dernier est l’une des personnes chargées du recrutement des gens pour travailler à ces chantiers. « Les conditions de travail ne sont jamais réunies dans la majorité des institutions du pays », a lâché Victor Pierre Antoine, tout en espérant de meilleures conditions en comparaissant aux années précédentes.

Les salaires des gens qui travaillent dans la construction des « stands » pour les trois jours gras sont variés en fonction du nombre d’heures de travail par jour. Le nombre de jeunes en quête de travail afflue dans les parages du Champ-de-Mars. Ainsi, les gens qui sont placés pour faire le recrutement, les « forman » ne peuvent-ils pas se respirer tant les demandeurs de « job » sont nombreux.

Jimmy Jean est un jeune d’une trentaine d’années qui veut intégrer l’équipe des constructeurs. En dépit du fait qu’il n’ait point reçu depuis l’année dernière son salaire pour le travail effectué pour le carnaval, sa situation économique le pousse à postuler à nouveau pour ces heures de travail payées. Beaucoup de gens sont dans une situation semblable. Tous, ils demandent un meilleur traitement pour tous ceux qui travaillent au Champ-de- Mars pour la réussite des festivités carnavalesques cette année.

Cluford Dubois

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