Accueil » Culture » Bientôt une cartographie de l’industrie haïtienne de la musique

Bientôt une cartographie de l’industrie haïtienne de la musique

27 juillet 2016, 9:27 catégorie: Culture3 132 vue(s) A+ / A-

Les panélistes lors de la conférence de presse du lancement du projet de ‘cartographie’. Stéphanie Saint-Louis du ministère de la Culture dans sa courte intervention./photo : Kesler Bien-Aimé

 

L’association des professionnels de la musique, Ayiti Mizik, a lancé le mardi 26 juillet en présence d’une poignée de partenaires, le projet « Cartographie de l’industrie haïtienne de la musique », soutenu par le Fonds international pour la diversité culturelle de l’UNESCO

Haïti peut s’enorgueillir d’avoir remporté, « pour la première fois », l’appel à propositions de ce Fonds de l’UNESCO à travers Ayiti Mizik et son projet de « cartographie », une étude d’impact nécessaire au développement de la musique qui donnera à voir, sous forme de carte (s), les différentes composantes du secteur sur toute l’étendue du territoire national. L’équipe-pilote (et toute sa cohorte de partenaires) mise sur l’aspect socio-économique qu’elle veut désormais doter de données chiffrées, utiles aux musiciens, aux auteurs-compositeurs, journalistes, promoteurs, DJ, managers et manutentionnaires.

Eddy Renaud, président d’Ayiti Mizik, veut qu’on pallie « cette carence d’informations chiffrées, précises et spécifiques  devant permettre d’identifier le nombre de musiciens, tous genres confondus, qui existent ici.   « C’est un travail de longue haleine que de pouvoir amasser, grâce à une enquête quantitative qui sera menée par la compagnie AyitiNexus dans six départements (Artibonite, Centre, Nord, Ouest et Sud-Est), cette masse critique de données sur le secteur qui mérite d’être renforcé, structuré et professionnalisé », a-t-il expliqué dans un entretien accordé au National.

Plus qu’un lourd travail de répertoria, le projet « cartographie » veut inscrire dans la mémoire musicale haïtienne ces musiciens, professionnels ou pas, qui restent encore dans l’ombre.

Une enquête de terrain, associée à des réunions de concertation et des questionnaires en ligne, sera donc réalisée pendant les mois d’août et de septembre auprès des acteurs concernés dans l’ensemble du territoire national et dans la diaspora avec le soutien des partenaires clés dont, entre autres, le Centre de facilitation des investissements (CFI), l’Institut français d’Haïti et le réseau des Alliances françaises.

« On souhaiterait que ce projet soit un point de départ significatif pour un travail de plus grande envergure qui doit mériter l’appui des professionnels haïtiens », a déclaré le patron de Sonomix qui appelle à la mobilisation de tous les cadres du milieu musical pour améliorer les conditions dans lesquelles ces artistes évoluent. « Ayiti Mizik a pour objet de promouvoir, développer et défendre les intérêts de l’industrie de la musique haïtienne. Or, pour bien se défendre, il faut commencer par connaître ses atouts, ses faiblesses, ses défis et surtout ses perspectives et son poids dans l’économie », a fait savoir Miléna Sandler, vice-présidente d’Ayiti Mizik. Voilà donc toute l’importance de l’entreprise.  

Ce fut aussi l’occasion pour l’association d’inaugurer le nouveau local du centre de ressources et Kay Mizik La. « Espace ouvert où les jeunes adhérents peuvent se ressourcer, se documenter rencontrer des artistes, profiter des ateliers gratuits et enrichir ses connaissances musicales », a indiqué M. Renaud.  

Rosny Ladouceur

Comments

comments

scroll to top