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La Banque mondiale vole au secours des planteurs

30 novembre 2017, 9:54 catégorie: Economie7 915 vue(s) A+ / A-

Vue partielle de la situation des terres agricoles en milieu rural.

 

Depuis plusieurs décennies, les agriculteurs du pays sont à la traîne. Ils sont pratiquement dépourvus de tout, notamment des outils aratoires et d’intrants agricoles. Cela a fragilisé leur existence et celle de leurs familles. Ils se voient ainsi contraints d’abandonner la terre. Ce qui constitue un des facteurs de l’exode rural dans les grandes villes du pays. À cet effet, la Banque Mondiale semble s’engager à résorber cette fuite massive en accompagnant les professionnels de l’agriculture.

Une bouffée d’air frais pour les planteurs. La Banque Mondiale (BM) semble entendre leurs cris. Elle s’engage ainsi à l’implémentation d’un total de onze (11) projets agricoles à leur intention dans le département du Sud. Ces programmes consistent en travaux de stockages, de transformation. S’ajoutent à cette liste des activités de commercialisation du maïs, du manioc, de l’arachide et du riz. Une démarche soutenue par onze associations de cultivateurs regroupés au sein des Organisations de producteurs ruraux (OPR). Celles-ci ont la mission de s’occuper de la concrétisation de cette série d’activités dans le cadre du projet de Renforcement des services publics agricoles (Resepag II), ont fait savoir les responsables des structures paysannes lors d’une cérémonie tenue le mercredi 29 novembre 2017 aux Cayes.

Financés à hauteur de 1 032 787 dollars américains par la BM, soit 64 239 335 gourdes, ces projets visent à améliorer les conditions de vie des agriculteurs. Ils devront, du même coup, contribuer à la création d’emplois dans l’intérêt du pays selon les principaux intervenants. Ces activités participent également du premier appel à proposition du Fonds de services de vulgarisation agricole (FSVA), un mécanisme mis en oeuvre par le Resepag via le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR). Car, le renforcement de l’agriculture est crucial pour le pays.

Entre-temps, poursuivent les agriculteurs, une cérémonie de signature des accords de financement a été réalisée, le jeudi 30 novembre, à Laborde, située à quelques kilomètres de Cayes, chef-lieu de du département du Sud. Les autorités compétentes chargées de la question agricole, des représentants des bailleurs de fonds y sont attendus. D’autres responsables comme les chefs des OPR principales bénéficiaires établies dans les communes de Torbeck, Chantal, Port-Salut, Aquin, Camp- Perrin, Les Anglais et les Cayes et de ceux du consortium AGRER SA et CFFPA Carmejane, maître d’oeuvre devront également y prendre part.

Il convient de souligner que le Fonds de services de vulgarisation agricole (FSVA) finance à hauteur de 70 % à 80 % des projets agricoles dans la Cité d’Antoine Simon. L’objectif consiste à favoriser l’augmentation durable des revenus des agriculteurs et contribuer à l’amélioration de l’impact des activités agricoles sur l’environnement. Cette mobilisation est opportune si l’on en croit les propos des planteurs. Car, le département du Sud a été une des régions les plus affectées par suite au passage du cyclone Matthew de catégorie 4 sur échelle de Saffir- Simpson, les 3 et 4 octobre 2016. Et les premières estimations avaient fait état de pertes considérables. À ce titre, le relèvement de cette zone nécessiterait le décaissement de la somme 2,7 milliards de dollars américains sur une période de trois ans.

Reynold Aris

raris@lenational.ht

 

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