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Bandes à pieds et implications sociales

05 février 2018, 9:38 catégorie: Société5 151 vue(s) A+ / A-

 

Les bandes à pied, à part de créer de l’ambiance dans les périodes carnavalesques, s’investissent aussi dans le social dans leurs quartiers. « Grap Plezi on the Move » et « Samba the best » en sont deux exemples qui aident les jeunes de leur communauté à répondre à leurs besoins.

Les bandes à pied ont une force incontestable dans le carnaval haïtien. Elles présentent leur propre style. Ce sont, souvent, des groupes venant des quartiers dits défavorisés du pays. Ce qui fait de ces groupes musicaux de véritables agents de développement. Pour la plupart, les bandes à pied s’adonnent, à coeur joie, au social aidant les plus nécessiteux. Ce sont également ces groupes qui lancent des campagnes d’assainissement et des programmes de développement communautaire dans leurs milieux.

« Samba the best » est une bande à pied qui se trouve au Bel-Air depuis 27 ans. Cette bande à pied comporte environ 30 musiciens qui ont chacun une fonction bien déterminée au sein du groupe. D’après les propos de James Adelson, trésorier de cette bande, ces musiciens ne jouent pas seulement de la musique au groupe. Ce sont des jeunes qui participent aussi dans le social. Au fait, au Bel- Air, « Samba The best », joue un rôle prépondérant à ce niveau. « Chaque année, nous distribuons des kits alimentaires à la population et nous participons à la scolarisation des enfants les plus démunis dans la Zone du Bel-Air en dépit de nos faibles moyens financiers », a fait savoir James Adelson.

Très souvent, ces groupes se transforment en organisations socio-éducatives et culturelles pour prêter main-forte à leurs concitoyens. Faschion mate en est un exemple. Cette bande a même déjà mis sur pied une école professionnelle avec leurs propres moyens. Patrimoines de leurs zones, elles trouvent très souvent le support des fans qui les aident à réaliser certaines actions pour le bien de tous.

D’un autre côté, « Grap Plezi on The Move » est créée en 1975 au Bel- Air. Il a un effectif de 32 musiciens venant des différents coins de la zone métropolitaine. Ce groupe est reconnu comme l’un des ténors du carnaval national dans la catégorie des bandes à pied. Tout comme « Samba the Best », cette bande s’implique activement dans le social au niveau de la communauté du Bel- Air. Assainissement, scolarisation des enfants défavorisés, assistance aux jeunes et adulte qui sont dans le besoin, Lyonel Jean-Baptiste nous présente un « Grap plezi on the move » qui s’investit à fond dans le social.

Cette année fera 43 ans depuis que cette bande fait le bonheur de ses fans dans toute la zone métropolitaine et surtout au Bel- Air. Une date que le groupe veut célébrer grandiosement. C’est pourquoi Lyonel Jean-Baptiste réclame l’assistance des autorités concernées à leur prêter main-forte, car, dit-il, les bandes à pied représentent un patrimoine culturel pour tous les Haïtiens.

Les bandes à pied sont ainsi beaucoup plus des associations que de simples groupes musicaux. Elles sont animées par le désir de venir en aide aux gens démunis et d’insuffler un peu d’espoir dans les communautés où elles sont présentes. Cependant, elles sont le plus souvent traitées en parents pauvres. C’est pourquoi Lyonel Jean-Baptiste de « Grap plezi on the move » appelle les autorités à accorder une subvention aux bandes à pied en vue de les aider à accomplir leur mission de développement social au sein de leur communauté.

Cluford Dubois

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