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Agnès Castera et la figure d’Élisabeth

26 avril 2016, 12:15 catégorie: Culture1 385 vue(s) A+ / A-

L’auteure Agnes Castera. /Photo : courtoisie de l’auteur

 

Agnès Castera est écrivaine. L’année dernière, en 2015, elle a publié son premier ouvrage, un recueil de nouvelles, intitulé : « Des Nouvelles d’Élisabeth ». Cette année, notamment au cours de ce mois d’avril, le 30, elle sera à la librairie La Pléiade (Complexe Promenade) à Pétion-Ville, pour la vente-signature et une rencontre autour de son livre. Notre rédacteur en chef, Gary Victor, l’a interviewée.

Le National : Agnès, tu as publié en 2015 ton premier livre, un recueil de nouvelles intitulé Qui est Élisabeth et pourquoi Élisabeth ?

Agnès Castera : J’aime dire qu’Élisabeth est une femme ordinaire, sans histoire, mais de qui on peut raconter les histoires. C’est une femme qui vit et qui a des émotions. Je souhaite que chacun de mes lecteurs se reconnaisse, ne serait-ce qu’une fois, dans une des expériences vécues par Élisabeth. Pourquoi Élisabeth ? Parce qu’il fallait bien donner un nom au protagoniste de mes nouvelles. Je voulais un prénom simple et classique, pas trop commun, mais pas rare non plus. Pour moi, Élisabeth répondait à ces critères.

L.N. : Élisabeth, femme uniquement haïtienne ou représente-t-elle aussi la femme dans un monde global ?

A.C. : J’invite à lire mon livre pour que le lecteur fasse connaissance de Élisabeth et se fasse sa propre opinion à ce sujet. Moi, l’auteur, je dis qu’Élisabeth est sans aucun doute un personnage haïtien. Elle est née en Haïti, elle évolue dans son pays et émigre aux États-Unis d’Amérique à un certain moment de sa vie, comme le font malheureusement trop d’Haïtiens. Elle a l’âme haïtienne, mais des sentiments universels. Élisabeth le prouve par exemple quand, en 2007, elle se rend à Miami à un ralliement du candidat à la présidence d’alors, Barack Obama, avec en tête l’idée d’aller à un « programme » ; mais, elle s’y laisse toucher par le sentiment de vivre la vraie démocratie, une où l’on peut afficher sans crainte ses couleurs politiques. Mais Élisabeth est une femme qui a des sentiments universels : en bonne catholique, elle prie en osant questionner les formules rituelles et les vérités apprises, elle pleure, elle a une vie sociale, elle danse…   

L.N. : Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire ? Et décris-nous le plaisir d’écrire, d’être publiée et d’être lue.

A.C. : J’ai la mémoire courte et, de ce fait, j’aime prendre note des choses que je vois et des situations que je vis. Je les consigne dans un petit bloc note dont je ne me sépare pas, mon aide-mémoire. J’ai réalisé que je prenais plus de plaisir à relire mes notes quand elles étaient bien rédigées. Je me suis alors appliquée à organiser mes écrits. De là, j’ai eu envie d’être lue. J’ai alors créé Élisabeth et j’ai regroupé certaines histoires autour d’un personnage principal. C’est sans autre prétention que celle de distraire et de me distraire que j’ai donc conçu mon premier livre « Des nouvelles d’Élisabeth ». Je l’ai soumis à un petit groupe de bêta-lecteurs. Ils m’ont procuré une joie incommensurable en lisant rapidement mon texte et en le commentant avec moi plein d’enthousiasme. J’étais touchée de les voir rire de mes histoires, de m’entendre décrire leurs émotions. Je leur serai toujours reconnaissant de m’avoir, par leurs réactions, donné le courage et l’audace de me livrer au public. Et maintenant que ma première œuvre est publiée, je remercie chacun de mes lecteurs. J’apprécie le temps qu’ils m’accordent en lisant mon livre et je reçois avec une joie immense chacun de leurs commentaires. Ils me donnent envie de continuer à écrire. C’est magnifique d’écrire, c’est une activité créatrice qui me donne la sensation très forte d’accomplir quelque chose de grand, sans fausse modestie.

 

L.N. : Est-ce le premier tome de beaucoup d’autres « Nouvelles d’Élisabeth » ou est-ce le premier livre de beaucoup d’autres œuvres de l’auteur ?

A.C. : Pour me distraire et distraire mes lecteurs, j’aimerais pouvoir écrire plusieurs autres livres tout autant que Dieu me donne vie et santé : d’autres nouvelles d’Élisabeth, des romans. Je suis heureuse de pouvoir dire que je viens de mettre le point final à mon premier roman que j’ai l’intention de publier avant la fin de l’année 2016. Je construis déjà dans ma tête le plan de ma prochaine œuvre… Je suis plus motivée à écrire quand je le fais avec régularité. Je veux donc garder le momentum et continuer à produire.

Mon premier livre « Des nouvelles d’Élisabeth » est disponible dans les librairies haïtiennes. C’est mon rêve d’avoir un jour plusieurs titres en librairie. Le samedi 30 avril 2016, j’aurai une vente signature de « Des nouvelles d’Élisabeth » à la Librairie la Pléiade de Pétion-Ville de onze heures du matin à deux heures de l’après-midi. J’invite aussi à visiter mon blog : www.agnesecrit.com. Certaines des nouvelles d’Élisabeth y sont postées, pas toutes. Il faudra acheter le livre pour les trouver toutes.

Je remercie l’équipe du journal Le National pour l’intérêt qu’elle porte à mon premier livre. Je lui suis reconnaissante de m’avoir accordé cette interview. 

Propos recueillis par :

Gary Victor

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