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44 personnes tuées par balle d’octobre à décembre 2017

27 décembre 2017, 8:26 catégorie: Dernière Heure, Société2 349 vue(s) A+ / A-

La commission épiscopale nationale justice et paix, en partenariat avec la commission justice et paix de l’archidiocèse de Port-au- Prince, a publié son soixante-quatrième rapport au cours du troisième  trimestre de l’année 2017 sur un ensemble d’actes de violences et d’insécurité dans la zone métropolitaine en vue de faire une analyse sur les différents actes de banditisme et de violence qui y sont posés. Selon ce rapport, 72 personnes sont tuées durant le troisième trimestre de l’année dont 44 tuées par balle.

L’insécurité et les actes de violence sont un véritable manque à gagner pour les citoyens dans la zone métropolitaine. Selon les constats de la commission épiscopale nationale justice et paix, le nombre de victimes de la violence armée a diminué au cours du troisième trimestre de l’année 2017. Pourtant, cela ne signifie pas que l’insécurité n’y est pas. Des actes de banditisme continuent encore à se répéter ainsi que des actes de violence lors des manifestations anti-gouvernementales, des actes de braquage en revenant des entreprises financières ou en se rendant dans des activités économiques, des cas de viols collectifs et autres dans la zone métropolitaine.

Selon le rapport de la commission épiscopale nationale justice et paix, la commune de Port-au-Prince et celle de Carrefour sont les plus touchées par ces actes de violence dans la zone métropolitaine soit 27 victimes au cours du trimestre. Le nombre de morts causées  par la violence est de 72 dont 44 par balle. Pour le 2e trimestre, 109 cas de violence avec 96 tués par balle ont été enregistrés. Vu les conditions dans lesquelles le système de transport fonctionne, le nombre d’accidents a augmenté soit 18 morts pour le premier et 4 pour le deuxième.

D’après les analyses et les recommandations faites par ladite  la commission, il revient à l’État de créer des conditions pour un dialogue sincère et véritable entre les acteurs politiques pour éviter que le pays sombre dans la violence extrême.  La société civile doit s’impliquer avec beaucoup plus de détermination pour canaliser le devenir de la société. Le gouvernement doit manifester une décision politique réelle pour désarmer les gangs.  D’autre part, l’institution policière doit faire preuve de plus de vigilance pour anticiper aux actions des gens mal intentionnés tout en assurant la sécurisation effective des vies et des biens lors des manifestations de rues.

Le pouvoir législatif de son côté, recommande JILAP, doit légiférer sur la question de la police municipale et la sécurité dans les enceintes des communes. Les administrations communales doivent se doter des structures adéquates pour permettre aux marchands de mener leurs activités économiques. Le gouvernement par le biais du MTPTC doit créer d’autres alternatives accessibles pour bien véhiculer les enfants qui se rendent aux écoles. La direction centrale de la police routière doit émettre des règlements concernant le transport des personnes à motocyclette,  des règles concernant le nombre des passagers et des prescriptions concernant leur protection physique. Le Parlement doit légiférer sur la question de sirène sonore et les gyrophares qui nuisent la paix des citoyens dans les rues.

Annelie Noel

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